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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 18:32

expo-BRUNE-BLONDE-une-exposition-arts-et-cinema--CINEMATHEQComte- rendu réalisé par  : UDDIN Farida , 1L - 29/11/10

Cinémathèque Française

Exposition « Brune / Blonde »

 

La Cinémathèque française, créé par Henry Langlois et Georges Franju en 1935, a plusieurs fonctions. Tout d’abord, elle a pour mission de conserver les films, pour la plupart en pellicule, mais parfois en numérique. Il lui arrive d’en projeter, que ce soit des films contemporains ou autres, grâce à sa bibliothèque filmographique très riche. Elle accueille également diverses collections de musée qu’elle expose au public. Enfin elle présente de multiples expositions, comme Brune /Blonde sur laquelle nous allons nous attarder.

Dans le cinéma, les « Brunes » étaient, et sont encore souvent, en conflit avec les dites « Blondes ». En effet, bien que chaque décennie établit elle-même qui de la Brune ou de la Blonde est la méchante, ce qui persiste encore de nos jours est leur rivalité. Au berceau du cinéma, la Blonde était la gentille, la naïve, en parallèle avec la Brune qui interprétait la méchante. Mais lors de l’arrivée du blond platine, la jeune femme blonde passa du statut de naïve à celui de femme fatale, qui tente de gravir le cœur du compagnon de la pauvre brune intellectuelle. Mais ces deux types de femmes ne sont pas les seuls à avoir évolué. En effet, les « Rousses », au début, étaient représentatives des sorcières. Pourtant, elles ont réussi à s’extirper de cette image et finissent comme séductrices à caractère fort et sensuelle, sans le côté « méchante » de la Blonde platine.

L’exposition Brune / Blonde réside en 5 salles. La première salle aborde le Mythe de la Blondeur. Dans la seconde, nous retrouverons tout l’aspect Historique et Géographique de la Chevelure. La salle suivante explique la Gestuelle de la Chevelure. Dans l’avant dernière salle, il est présenté La Chevelure au cœur de la fiction, en exposant tous types de scénarios tels que les métamorphoses et autres travestissements. Enfin, dans la 5ème salle, nous pouvons voir la chevelure en tant que matière dans un monde abstrait à travers tableaux et autres.

La première salle, toute tapissée de rouge, évoque le glamour, le glamour de ces femmes brunes ou blondes. Pourtant, malgré leurs aspects sulfureux, les blondes sont souvent représentées tuées. Elles incarnent la luxure ce qui leur vaut probablement leur assassinat. Sous ce « Mythe de la Blondeur », nous trouvons des visages typiques comme celui de la sulfureuse Marilyne Monroe, qui apparait sur une affiche de film. Mais elle n’est pas la seule femme fatale de cette salle. Nous pouvons également apercevoir Louise Brooks, la première femme fatale brune aux cheveux courts. Rita Hayworth apparait aussi, dans un extrait projeté du film Gilda, dont elle est l’héroïne. Bien qu’elle tourne, à ses débuts, des films en noir et blanc, elle a cependant ce caractère fort propre aux rousses qui se remarque même à travers un écran de gris terne. Cette première salle accueille le célèbre tableau d’Andy Warhol où est représenté Marilyne Monroe avec toutes les caractéristiques du glamour sur-joué (rouge à lèvre rouge, blonde etc…). En opposition avec ce tableau nous retrouvons une photo de Kristin Scott prise par Bettina Rheims, couverte du « masque » de la femme fatale qu’elle retire symboliquement en enlevant sa perruque blonde.

Dans la deuxième salle, apparait l’aspect historique et géographique de la chevelure. Celle-ci n’est pas exposée à tout va et n’importe où. En effet, certaines femmes la cachent à l’aide d’un voile. Contrairement à certaines idées bien façonnées, le voile n’est pas forcement représentatif de la religion, mais il est plutôt un symbole culturel. C’est alors que quelques photographes prennent la peine de prendre en photos des femmes dévoilées dans un plan plutôt large afin de leur redonner de la dignité.

La couleur de cheveux est parfois responsable de discrimination. En effet, dans les années 30’, on remarque une focalisation sur la blondeur, symbole de la race arienne et responsable de nombreuses tueries. C’est alors que sort un nouveau concept : la décoloration. L’Oréal s’impose dans le monde de la coiffure grâce à sa décoloration. Nous pouvons retrouver l’emblème de la libération de la femme à travers des cheveux longs et eux-mêmes lâchés. Dans les années 70’, la coupe afro fait figure d’acte politique très fort.

La salle qui suit présente toute la gestuelle qui tourne autour de la chevelure. Tout d’abord, le dévoilement de la nuque, provoqué par le soulèvement des cheveux, symbolise le dévoilement de la personne elle-même. Elle s’offre à découvert. Enfin, les cheveux lâchés et sauvages, au gré du vent, représentent la libération de la femme, son abandon dans la lassitude.

Dans l’avant dernière salle, nous retrouvons tous types de scénarios possibles et typiques autour du thème de la chevelure. Souvent, le déguisement des personnes repose sur la chevelure, celle-ci étant représentative de La Femme. Dans Victor Victoria le personnage femme se déguise en homme, qui se déguise lui-même en femme.

Enfin, la dernière salle se consacre à l’art abstrait qui figure à travers la « matière » des cheveux. De très gros plans sont pris où il est difficile de discerner de quoi il s’agit. Certains réalisateurs ont même tourné des films autour des cheveux uniquement.

Cette exposition basée sur le thème des Brunes et des Blondes regroupe différents aspects de la chevelure (son mythe, son histoire, sa gestuelle etc…).

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