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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 19:40

logo_cinematheque-copie-1.jpgUn des enfants prodiges du cinéma américain. Il se fait remarquer avec Duel en 1972, un film de terreur très efficace réalisé pour la télévision, avant de redéfinir en profondeur, avec des succès planétaires, les règles du divertissement cinématographique moderne (Les Dents de la mer, Rencontres du 3ème type ou E.T.). Il contribue à une résurrection semi-parodique du cinéma d'aventure feuilletonesque avec la série des Indiana Jones mais ne dédaigne pas les "grands sujets" (Amistad, La Liste de Schindler ou Munich). Sa contribution à la science-fiction moderne est importante comme en témoignent Minority Report, A.I. ou La Guerre des mondes.

 

Pour en savoir plus, cliquer sur ce lien  : http://fr.mg40.mail.yahoo.com/neo/launch?.rand=1132tf3c14d83

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 19:34

HOOVER-EASTEWOOD.jpgDans "J. Edgar", le réalisateur explore la face sombre de celui qui dirigea le FBI pendant 48 ans. Un homme dont la toute-puissance, raconte-t-il, a marqué son enfance.

Article du Monde Magazine de Samuel Blumenfeld

 

l'intégralité de l'article à lire ici : http://www.lemonde.fr/m/article/2012/01/06/clint-eastwood-face-au-mythe-hoover_1626077_1575563.html#xtor=EPR-32280513-[NL_M_le_magazine_du_monde]-20120106-[titres_haut]

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 16:46

EXPOSITION-LEWIS-HINE-HCB-2011Lewis Hine, la fièvre humaine

Les Etats-Unis du XXe siècle se sont construits sur le travail d'une classe ouvrière, nourrie par les flux d'immigrants venus d'Europe et les descendants des esclaves noirs. Les quarantes premières années d'expansion industrielle conquérante ont eu un témoin exceptionnel : Lewis Hine (1874-1940). Jusqu'au 18 décembre 2011, la Fondation Henri Cartier Bresson, à Paris, expose l'oeuvre de ce photographe sociologue, militant et artiste.

 

Né dans une famille modeste à la fin du XIXe siècle, dans une petite ville du Wisconsin, et lewis hine, lewis, hine, exposition, rétrospective, fondation, fondation henri cartier bresson, hcb, paris, portrait, biographie, oeuvre, photo, photographie, photos, photographies, pique-niquetôt ouvrier dans une fabrique de meubles, Lewis Hine entre en photographie par hasard. Engagé dans des études de sociologie à l'université, il devient enseignant en sciences naturelles ; et dans les facultés où il enseigne, on commence à percevoir la photographie comme un instrument privilégié pour l'enregistrement et la constitution d'un matériau sociologique. De sa propre initiative, une lourde chambre photographique à plaque sur le dos, Hine gagne donc le port où sont réceptionnés les immigrants européens.

 

Dans la cohue d'Ellis Island, il promène son regard sur les figures bariolées d'une population qui débarque hébétée sur la Terre promise, après plusieurs mois de traversée. Il lewis hine, lewis, hine, exposition, rétrospective, fondation, fondation henri cartier bresson, hcb, paris, portrait, biographie, oeuvre, photo, photographie, photos, photographies, pique-niquey a de tout ici : des juifs askhenazes d'Arménie à la barbe bouclée, des cosaques qui ont conservé leur lourd manteau, et surtout des enfants de tous les peuples, qui courent partout sur les clichés. Hine connaît ses premières péripéties de photographe qu'il raconte avec humour dans une lettre à la critique Elizabeth McCausland : "Imaginez-nous en train de jouer des coudes à travers la foule d'Ellis Island pour essayer d'arrêter le flux des égarés circulant dans les couloirs, les escaliers et dans tous les coins pressés de trouver leur chemin et dans finir. (...) Je déployai simultanément les talents d'un hypnotiseur, d'un super vendeur et d'un lanceur de base-ball pour les préparer à jouer le jeu, et ensuite pour les prendre de vitesse afin que la plupart d'entre eux ne grimacent pas ni ne ferment les yeux au moment de la prise de vue." Son matériel demande d'ailleurs tant de temps pour être installé que souvent le migrant, pressé par le flux, a déjà filé. Mais Hine s'accroche.

 

Sociologue avant d'être artiste

"Lewis Hine est le pionnier de la photographie sociale et documentaire", explique sans détour Agnès Sire, directrice de la Fondation Henri lewis hine, lewis, hine, exposition, rétrospective, fondation, fondation henri cartier bresson, hcb, paris, portrait, biographie, oeuvre, photo, photographie, photos, photographies, pique-niqueCartier-Bresson. "Il témoigne de thématiques encore brûlantes aujourd'hui, comme le chômage, l'immigration ou encore le travail des enfants qui touche maintenant les pays d'Asie." La photographie de Lewis Hine est frontale, "enfin, autant que son appareil le lui permettait", sourit Agnès Sire. Jusqu'à un certain pédagogisme, comme dans la série sur les métiers, où le mécanicien, le cuisinier ou le soudeur sont pris dans une position similaires devant leurs instruments de travail. La structure de la photographie de Hine privilégie avant tout la lisibilité. Comme l'explique la directrice de la fondation, "Lewis Hine se moquait d'être reconnu comme un artiste".

 

Photographiant pour les journeaux ou les lewis hine, lewis, hine, exposition, rétrospective, fondation, fondation henri cartier bresson, hcb, paris, portrait, biographie, oeuvre, photo, photographie, photos, photographies, pique-niquepetites brochures, il ne prête pas attention à la qualité du tirage, du moment qu'il est suffisant pour faire passer le message - au grand désespoir de ses amis lorsqu'ils voudront présenter son travail. Il n'y a pas non plus chez lui cette prétention à saisir au vif la réalité de l'objet. Au contraire, il fait poser la plupart des hommes et femmes qu'il rencontre au gré de son cheminement. Pour certains, il les photographie même sous des costumes différents. Comme l'écrit Alison Nordström, dans le catalogue qui accompagne l'exposition, Lewis Hine ne rentre pas dans le débat entre les partisans de la photographie d'art et ceux de la photographie documentaire - longtemps avant que Walker Evans ne théorise la frontalité. Il observe et témoigne. C'est tout.

 

Car avant d'être un esthète, Lewis Hine est un passionné de la réalité sociale. Son travail est guidé par une infatiguable curiosité du monde humain qui le mène au coeur des usines et des mines de charbon et le pousse à conserver un enregistrement de tout ce qu'il rencontre. Chacune de ses photographies dénonce haut et fort l'exploitation des petites gamines dans les filatures, des jeunes garçons qui parcourent les rues en proposant lewis hine, lewis, hine, exposition, rétrospective, fondation, fondation henri cartier bresson, hcb, paris, portrait, biographie, oeuvre, photo, photographie, photos, photographies, pique-niquele Herald Tribune à tue-tête. Sans doute le plus émouvant, ces bouilles encore joufflues de l'enfance noircies par la suie, une lampe à pétrole rudimentaire en fer blanc posée sur la tête. Le capitalisme avale les centaines d'immigrants qui se pressent sur le débarcadère d'Ellis Island : ils sont venus d'eux-mêmes, pressés par la misère dans leur terre d'origine, garnir les rangs de l'industrie conquérante. Les quelque cent-cinquante originaux alignés sur les deux salles d'exposition de la Fondation offrent un panorama vertigineux de l'extension industrielle : l'orchestre des laminoirs qui s'élèvent en cadence dans le ciel nocturne de Pittsburgh, les broches alignées par centaines dans les filatures de Géorgie, le ballet des grues qui se croisent autour de l'Empire State Building en construction...

 

"Let children be children"

Certains se battent avec leur plume, Hine, avec son appareil. Les visages désolés imprimés sur sa pellicule, les membres absents des nombreux "accidentés" du travail retournent à l'Amérique l'envers de sa prospérité. Missionné par le puissant National Child Labour Committee qui a compris que la photographie peut faire exister une réalité refoulée par l'inconscient national, il traverse l'Amérique et enregistre la vie de la classe lewis hine, lewis, hine, exposition, rétrospective, fondation, fondation henri cartier bresson, hcb, paris, portrait, biographie, oeuvre, photo, photographie, photos, photographies, pique-niquelaborieuse sous toutes ses coutures. Un vrai travail de sociologue : il prend en note l'âge des enfants, leur taille et leurs conditions de travail. Les brochures diffusées par le NCLC font connaître ses photographies, qui sont bientôt relayées dans la presse progressiste. "L'impact de son travail est certain dans la lutte pour l'abolition du travail des enfants", explique Agnès Sire. Son travail inaugure ainsi les futures grandes campagnes de documentation photographique que lancera la FSA pendant la Grande dépression, avec Walker Evans ou Ben Shahn.

 

Mais le misérabilisme n'a pas sa place ici. Nulle part, dans les clichés de Lewis Hine, on ne trouve de visages larmoyants ni de dramaturgie pathétique. Le petit ouvrier au bras amputé ou les visages des enfants mineurs font face à l'objectif droits sur leurs jambes ou leurs béquilles. Lorsqu'en 1918, il sillonne pour la Croix-Rouge l'Europe dévastée par les bombes après quatre ans de guerre sauvage, il garde le même regard sobre et objectif. Le romantisme, chez Hine, lewis hine, lewis, hine, exposition, rétrospective, fondation, fondation henri cartier bresson, hcb, paris, portrait, biographie, oeuvre, photo, photographie, photos, photographies, pique-niquen'apparaît que lorsqu'il célèbre la grandeur de l'industrie humaine ou l'inépuisable gaîté de l'enfant. Paradoxalement, c'est dans la joie que la photographie de Hine fait entrer l'émotion, comme sur cette image d'une gamine barbouillée riant aux éclats. Et de cet humanisme confiant, la beauté sourd là où on ne l'attend pas. Elle fait quasi naturellement partie du geste de Hine, faisant dégager de certaines photographies une poésie brute et profonde (Gamin de Paris, 1918).

 

Men at work

"There our soldiers, our sustainers, the very parents of our life", écrit le poète William James à propos de ces hommes de peu, partis à l'assaut des nuages, sur des poutrelles de vingt centimètres de large, sans protection, travaillant accroupis sur des planches en bois, cent mètres au-dessus des rues new-yorkaises. Son appareil sur le dos, Lewis Hine escalade les échafaudages fouettés par le vent, et réussit à prendre quelques-uns de ces clichés magiques, où l'homme est saisi en vol, où même le manoeuvre noir, fils d'esclave, a le droit lui aussi de rêver, le temps d'une photographie, qu'il sera partie du nouvel empire qui s'édifie.

 

Comme la plupart des progressistes de l'époque, Lewis Hine a une vision double de l'homme au travail. D'un côté, l'usine qui exploite la fillette aux doigts écorchés par le flux du fil sur les batteries de broches, les plantations de coton où des petits ramasseurs traînent des sacs plus longs qu'eux ; mais aussi la puissance de la machine, de l'industrie, le jeune ouvrier aux longs bras musculeux qui actionne un volant géant, triomphant. Là, l'art de Lewis Hine confine au symbolisme. Et sur le surprenant montage qui orne la couverture d'une brochure, on retrouve une vision du peuple travailleur en marche qui rappelle fortement les collages soviétiques de l'époque. Vers la fin de sa carrière, comme l'aboutissement d'un long combat dans lequel il a eu sa part, c'est la figure de Roosevelt et de son New Deal qui veille, dans une bicoque ouvrière, sur le chômeur. Lewis Hine est le témoin immarcescible des pauvres et de l'héroïsme incompréhensible de ceux qui n'ont rien.

 

Augustin Fontanier

Le 21/09/11

 

Lewis Hine, jusqu'au 18 décembre 2011

Fondation Henri Cartier-Bresson

2 impasse Lebouis

75014 Paris

Tlj (sf lun) 13h - 18h30

Samedi 11h - 18h45

Nocturne Mercredi (20h30)

Tarif plein : 6 €

Tarif réduit : 3 €

Rens. :  01 56 80 27 00

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 18:32

expo-BRUNE-BLONDE-une-exposition-arts-et-cinema--CINEMATHEQComte- rendu réalisé par  : UDDIN Farida , 1L - 29/11/10

Cinémathèque Française

Exposition « Brune / Blonde »

 

La Cinémathèque française, créé par Henry Langlois et Georges Franju en 1935, a plusieurs fonctions. Tout d’abord, elle a pour mission de conserver les films, pour la plupart en pellicule, mais parfois en numérique. Il lui arrive d’en projeter, que ce soit des films contemporains ou autres, grâce à sa bibliothèque filmographique très riche. Elle accueille également diverses collections de musée qu’elle expose au public. Enfin elle présente de multiples expositions, comme Brune /Blonde sur laquelle nous allons nous attarder.

Dans le cinéma, les « Brunes » étaient, et sont encore souvent, en conflit avec les dites « Blondes ». En effet, bien que chaque décennie établit elle-même qui de la Brune ou de la Blonde est la méchante, ce qui persiste encore de nos jours est leur rivalité. Au berceau du cinéma, la Blonde était la gentille, la naïve, en parallèle avec la Brune qui interprétait la méchante. Mais lors de l’arrivée du blond platine, la jeune femme blonde passa du statut de naïve à celui de femme fatale, qui tente de gravir le cœur du compagnon de la pauvre brune intellectuelle. Mais ces deux types de femmes ne sont pas les seuls à avoir évolué. En effet, les « Rousses », au début, étaient représentatives des sorcières. Pourtant, elles ont réussi à s’extirper de cette image et finissent comme séductrices à caractère fort et sensuelle, sans le côté « méchante » de la Blonde platine.

L’exposition Brune / Blonde réside en 5 salles. La première salle aborde le Mythe de la Blondeur. Dans la seconde, nous retrouverons tout l’aspect Historique et Géographique de la Chevelure. La salle suivante explique la Gestuelle de la Chevelure. Dans l’avant dernière salle, il est présenté La Chevelure au cœur de la fiction, en exposant tous types de scénarios tels que les métamorphoses et autres travestissements. Enfin, dans la 5ème salle, nous pouvons voir la chevelure en tant que matière dans un monde abstrait à travers tableaux et autres.

La première salle, toute tapissée de rouge, évoque le glamour, le glamour de ces femmes brunes ou blondes. Pourtant, malgré leurs aspects sulfureux, les blondes sont souvent représentées tuées. Elles incarnent la luxure ce qui leur vaut probablement leur assassinat. Sous ce « Mythe de la Blondeur », nous trouvons des visages typiques comme celui de la sulfureuse Marilyne Monroe, qui apparait sur une affiche de film. Mais elle n’est pas la seule femme fatale de cette salle. Nous pouvons également apercevoir Louise Brooks, la première femme fatale brune aux cheveux courts. Rita Hayworth apparait aussi, dans un extrait projeté du film Gilda, dont elle est l’héroïne. Bien qu’elle tourne, à ses débuts, des films en noir et blanc, elle a cependant ce caractère fort propre aux rousses qui se remarque même à travers un écran de gris terne. Cette première salle accueille le célèbre tableau d’Andy Warhol où est représenté Marilyne Monroe avec toutes les caractéristiques du glamour sur-joué (rouge à lèvre rouge, blonde etc…). En opposition avec ce tableau nous retrouvons une photo de Kristin Scott prise par Bettina Rheims, couverte du « masque » de la femme fatale qu’elle retire symboliquement en enlevant sa perruque blonde.

Dans la deuxième salle, apparait l’aspect historique et géographique de la chevelure. Celle-ci n’est pas exposée à tout va et n’importe où. En effet, certaines femmes la cachent à l’aide d’un voile. Contrairement à certaines idées bien façonnées, le voile n’est pas forcement représentatif de la religion, mais il est plutôt un symbole culturel. C’est alors que quelques photographes prennent la peine de prendre en photos des femmes dévoilées dans un plan plutôt large afin de leur redonner de la dignité.

La couleur de cheveux est parfois responsable de discrimination. En effet, dans les années 30’, on remarque une focalisation sur la blondeur, symbole de la race arienne et responsable de nombreuses tueries. C’est alors que sort un nouveau concept : la décoloration. L’Oréal s’impose dans le monde de la coiffure grâce à sa décoloration. Nous pouvons retrouver l’emblème de la libération de la femme à travers des cheveux longs et eux-mêmes lâchés. Dans les années 70’, la coupe afro fait figure d’acte politique très fort.

La salle qui suit présente toute la gestuelle qui tourne autour de la chevelure. Tout d’abord, le dévoilement de la nuque, provoqué par le soulèvement des cheveux, symbolise le dévoilement de la personne elle-même. Elle s’offre à découvert. Enfin, les cheveux lâchés et sauvages, au gré du vent, représentent la libération de la femme, son abandon dans la lassitude.

Dans l’avant dernière salle, nous retrouvons tous types de scénarios possibles et typiques autour du thème de la chevelure. Souvent, le déguisement des personnes repose sur la chevelure, celle-ci étant représentative de La Femme. Dans Victor Victoria le personnage femme se déguise en homme, qui se déguise lui-même en femme.

Enfin, la dernière salle se consacre à l’art abstrait qui figure à travers la « matière » des cheveux. De très gros plans sont pris où il est difficile de discerner de quoi il s’agit. Certains réalisateurs ont même tourné des films autour des cheveux uniquement.

Cette exposition basée sur le thème des Brunes et des Blondes regroupe différents aspects de la chevelure (son mythe, son histoire, sa gestuelle etc…).

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 11:56

327a5a00b4ee0ff86c5ffca5d785a127.jpgCette exposition clôture cette année dédiée au 7e art. Elle permet, en dévoilant l’envers du décor, de faire découvrir le rôle des chefs-d’œuvre du patrimoine architectural français à l’écran.

Décors réels ou reconstitués en studio, ces monuments ont inspiré des centaines de films français et étrangers. Le travail des chefs décorateurs, l’imagination des cinéastes et des directeurs photo, le charisme des comédiens, magnifient le monument comme star de cinéma.

28 octobre 2010. 13 février 2011.

 

En savoir plus et accès vidéo, cliquer ici

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 14:05

Elle_s-appelait_sarah_affiche.jpgLe 16 juillet au matin, la police française frappe aux portes des Juifs étrangers résidant à Paris et dans sa banlieue, pour les arrêter et les regrouper au Vélodrome d’Hiver dans le XVème arrondissement. De nos jours, une journaliste franco-américaine, Julia Jarmond, enquête sur l'événement et notamment sur le destin d'une petite fille, Sarah Starzynski…

Après La Rafle de Rose Bosch, Elle s'appelait Sarah est le deuxième film cette année a être consacré à la rafle du Vélodrome d'Hiver. La comparaison s'arrête là : si le film de Rose Bosch se posait comme une reconstitution totalement fidèle à la réalité historique, proclamant (au grand dam de certains historiens) que "tout [était] vrai", celui de Gilles Paquet-Brenner choisit lui clairement la voie de la fiction, via l'adaptation d'un best-seller de la journaliste Tatiana de Rosnay (Le Livre de Poche, 2008). Si le livre (traduit de l'anglais Sarah's key) ne se distinguait pas vraiment par son travail stylistique, ses qualités (agencement narratif ingénieux, romanesque assumé, richesse thématique et symbolique) se prêtent particulièrement bien à l'adaptation cinématographique.
Un travail sur le livre et sur le film est possible dès la Troisième, et Zérodeconduite.net propose aux enseignants de Français un dossier pédagogique complet. Celui-ci est également téléchargeable dans l'Espace Enseignant du site officiel du film, qui propose aux enseignants de s'inscrire à des avant-premières du film (notamment à Brest, Dinan, Lorient, dès cette semaine… puis à partir du 21/09 à Lyon, Nancy, Strasbourg, Perpignan, etc.)Elle s'appelait Sarah de Gilles Paquet-Brenner, au cinéma le 13 octobre

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 13:54

Entre_nos_mains_affiche.jpgLa sensation que procure Entre nos mains de Mariana Otero est l’apanage des meilleurs documentaires : celle d’être au bon endroit et au bon moment, d’être exactement « là où ça se passe ». 
La réalisatrice de La loi du collège ou Histoire d’un secret a planté sa caméra dans les locaux d’une entreprise textile en faillite, que ses salariés envisagent de racheter via une société coopérative de production (SCOP).
De la présentation du  principe des SCOP par une consultante extérieure, jusqu’à la décision finale des banques, en passant par les hésitations des salariés ou le retour intempestif du patron, le film tient le fil ténu qui mènera à la survie —ou non— de l’entreprise et à la sauvegarde —ou non— des emplois, en s’attachant à quelques-uns des ouvrières appelées à se prononcer sur le projet.

En montrant cette parenthèse de quelques mois, Entre nos mains parvient non seulement à nous raconter une « histoire » dont bien des fictions jalouseraient l’intensité, à faire vivre des personnages que bien des scénaristes auraient rêvé d’inventer. Elle met également le doigt sur quelques-unes des questions sociales et politiques les plus sensibles du moment : le rapport au travail, l’articulation entre l’individuel et le collectif, la prééminence de l’économique sur le politique…
Entre soutiens-gorges et petites culottes, les ouvrières de Starissima se posent tout d’un coup des questions fondamentales : alors que tout (leur intériorisation de la hiérarchie sociale et sexuelle, l'idéologie dominante) les pousseraient à la résignation et à la soumission aux réputées implacables "lois du marché", le projet de SCOP leur montre tout à coup qu’une utopie est concrètement possible, au sein même de leur entreprise.
Si Entre nos mains se place sous les auspices du "cinéma direct" à la Frederick Wiseman ou Raymond Depardon (le film fait preuve d’une remarquable économie de moyens), c’est à Jean Renoir que l’on pense, celui de La Règle du jeu ("Ce qui est terrible en ce monde, c’est que chacun a ses raisons") ou du Crime de M. Lange, autre histoire de coopérative. Et c'est à Jacques Demy que le film emprunte un étonnant finale "en-chanté", dont la beauté maladroite n'a d'égale que la mélancolie.

Zérodeconduite.net a mis en ligne un site pédagogique autour du film, qui propose notamment un dossier pédagogique de 24 pages.

[Entre nos mains de Mariana Otero. 2010. Durée : 1 h 28.  Distribution : Diaphana. Sortie le 6 octobre 2010]

Pour aller plus loin :
Entre nos mains, Le site pédagogique
— Le site de la fédération des SCOP

Posté dans Dans les salles par zama le 06.10.10 à 17:27

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 13:56
la-rafle-18101-794444178.jpgPour accèder au site du film et voir la bande annonce,
 
http://www.larafle-lefilm.com/



La Rafle
Entretien avec Joseph Weismann à propos de 'La rafle' sur le site de Cinémotions. Cliquer ici.
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 17:46

liberte_affiche.jpgCritique


"Liberté" : 'Si quelqu'un s'inquiète de notre absence...'


LE MONDE | 23.02.10 | 15h31  •  Mis à jour le 23.02.10 | 15h31

 
Depuis le temps que Tony Gatlif met en scène le destin des Roms (Les Princes, 1983, Latcho Drom, 1993, Swing, 2002...), il devait bien finir par croiser un jour la question du génocide. De 250 000 à 500 000 d'entre eux ont été exterminés par les nazis, l'imprécision de ce chiffre témoignant des lacunes historiographiques qui entourent encore aujourd'hui cette question, à l'égard de laquelle la mémoire tzigane elle-même hésite à se confronter. La représentation de cet événement au cinéma est quant à elle rarissime, voire inexistante.

Ce contexte suggère la lourdeur du fardeau qui pesait a priori sur les épaules du réalisateur. On pourrait y ajouter cet embarras supplémentaire : comment concilier la pesanteur tragique de l'événement avec l'effervescence poétique de la culture rom ? La réponse de ce film, le meilleur de Tony Gatlif, tient en un mot, qui lui donne à juste raison son titre : la liberté. Liberté de ne pas reconstituer frontalement l'extermination, liberté de prendre la tangente romanesque à partir d'histoires composites collectées dans la chronique historique, liberté enfin, mais aussi bien grand talent, d'insuffler à ce récit une sorte de poignante légèreté.


L'action de Liberté commence en France, en 1943. Quelques roulottes tziganes traversent les bois, fuyant la soldatesque allemande, agrégeant au passage à la troupe un garçonnet orphelin en fuite, P'tit Claude. Cette troupe débarque dans un village où elle avait l'habitude de participer aux vendanges. Théodore, le maire (Marc Lavoine), et Mlle Lundi (Marie-Josée Croze), l'institutrice membre de la Résistance, les accueillent au nom des valeurs républicaines. Mais pas mal de choses ont changé dans ce village français avec l'occupation. Le régime de Vichy interdit désormais le nomadisme, enferme les Tziganes dans des camps. Les salauds ont désormais le champ libre, tel le très sombre Pierre Pentecôte (Carlo Brandt), qui faisait naguère commerce avec eux mais travaille aujourd'hui pour le compte de la Gestapo.


Enfermés dans un camp, les Tziganes ne doivent leur libération qu'à l'entregent et au courage de Théodore, qui les fait propriétaires, par un acte de donation, du domaine familial et des terrains attenants. Ce geste crée une émeute raciste chez les bonnes gens du village, qui revendiquent une part de ces terres. Les Tziganes, de toute façon, reprendront la route, franchiront la frontière, disparaîtront pour toujours.


Leur passage marquera ce film d'une trace lumineuse et poétique,  à l'image du plus fantasque et irréductible d'entre eux : Taloche. Ce funambule aux semelles de vent, roi de la gaffe et de la pantomime, est incarné par le formidable James Thierrée, petit-fils de Charlie Chaplin, qui rejoint dans cette composition tzigane le combat de son aïeul contre le totalitarisme et ses suppôts.


bande annonce par Filmtrailer.com


Mais ce sont mille détails qu'il faudrait relever pour évoquer la manière dont ce film, évitant le cortège du pathos, conquiert l'élégance, drôle et tragique à la fois, de l'émotion. La libération de l'eau du robinet par Taloche. La délicate réminiscence d'une montre juive abandonnée sur une voie ferrée. La tziganisation de Maréchal nous voilà. Le lyrisme retenu de l'image signée par le chef opérateur Julien Hirsch. La voix vrillante de Catherine Ringer sur la bouleversante chanson de fin, rappelant la gaieté funèbre de son étrange Petit train (1988). Ses paroles, associées à la musique, pourraient donner une idée un peu plus précise du ton particulier du film : "Si quelqu'un s'inquiète de notre absence/Dites-lui qu'on a été jetés du ciel et de la lumière/Nous les seigneurs de ce vaste univers."


En un certain sens, l'insouciance de la mort est ici aussi forte que celle de la vie, chez un peuple dont la raison d'être serait subordonnée à l'idée et à la condition de la liberté. Paul Eluard, qui écrivait en 1942 son nom dans un poème (Liberté), aurait pu le dédier à ce peuple poétique entre tous.

 

Film français de Tony Gatlif avec Marc Lavoine, Marie-Josée Croze, James Thierrée. (1 h 51.)

Site officiel du film.

Jacques Mandelbaum


Article paru dans l'édition du 24.02.10




 

affiche-shutter-island_630_630.jpgCritique

"Shutter Island" : labyrinthe pour polar mental

LE MONDE | 23.02.10 | 15h23  •  Mis à jour le 23.02.10 | 15h23


Au large de Boston, en 1954. A bord d'un ferry englué dans la brume, vaisseau fantôme sur une mer de plomb, un homme vomit tout ce qu'il peut dans la cuvette des toilettes. L'homme décomposé n'en est pas moins reconnaissable : c'est Leonardo DiCaprio, l'ex-jeune mort pimpant du Titanic. Sur le bateau de Scorsese, il fait plutôt l'effet d'un mort-vivant revenu d'on ne sait quel outre-monde. Cet être blême, chiffonné et migraineux a pour nom Teddy Daniels, un flic. Il finit par rejoindre sur le pont son collègue, Chuck Aule (Mark Ruffalo). Les deux hommes, qui travaillent pour la première fois ensemble, sont mandatés pour se rendre sur Shutter Island, où se trouve le plus grand asile pénitentiaire du pays, réservé aux criminels atteints de troubles psychiatriques. Rachel Solando, une détenue, vient de s'en échapper.

L'accostage n'a rien à envier à la traversée. Orage menaçant, roches noires et escarpées ouvrant sur des à-pics redoutables, lumière blafarde, bâtiments en brique couleur sang coagulé, dispositif de haute sécurité : l'atmosphère y est oppressante, sinistre. Avec l'enquête qui démarre, Teddy Daniels découvre que la faune locale est encore plus effrayante. Visages déments entrecroisés, staff infirmier patibulaire, psychiatre en chef retors (Ben Kingsley, aux petits oignons) qui lui met inexplicablement des bâtons dans les roues, secondé dans la tâche par l'ironique docteur Naehring (Max von Sydow, raide comme la mort).


Pour ne rien arranger, Daniels est en proie à ses propres démons. La mort de sa femme dans un incendie causé par un pyromane dont il espère secrètement retrouver la trace à Shutter Island. Ou encore les images effroyables de Dachau revenant régulièrement zébrer sa mémoire d'ancien GI découvrant l'horreur des camps. Sa barque ainsi lestée, Daniels doit malgré tout retrouver Rachel Solando, qui a tué ses trois enfants, et disparu sur une île dont on ne peut s'échapper ! Cette affaire recouvre-t-elle, comme il finit par en avoir le soupçon, une réalité beaucoup plus compromettante pour le gouvernement américain, engagé dans la lutte anticommuniste ? Se livrerait-on ici à des expérimentations humaines sur les détenus, avec la complicité de criminels de guerre nazis exfiltrés par les services secrets ?


bande annonce par Filmtrailer.com


Pour le savoir, cher futur spectateur, il faudra évidemment voir ce film, en évitant les éventuelles rumeurs qui pourraient vous en dissuader. Par exemple l'invraisemblance et le kitsch du film. Ou bien son renversement final qui se joue du spectateur, procédé réputé indigne du grand art. Sans compter ceux qui connaissent la fin de l'histoire pour avoir lu le roman Shutter Island, de Dennis Lehane (Rivages, 2003), dont le film est adapté. Ces réserves peuvent s'entendre. Shutter Island n'en est pas moins un film palpitant, qui vous tient de bout en bout, malgré l'ironie baroque qui le parcourt. C'est aussi un film qu'il est particulièrement intéressant de rapporter à l'obsession de Scorsese pour la question du mal. Shutter Island est en effet la première confrontation du cinéaste avec ce paradigme en la matière qu'est la barbarie nazie.


La réponse de Scorsese est avant tout celle d'un cinéphile, qui va chercher dans l'histoire de son art la forme qui lui semble la plus adéquate au sujet. Il la trouve du côté des films d'horreur RKO à bas budget, département dirigé par Val Lewton dans les années 1940. La proposition est séduisante : cette production est en effet contemporaine de l'événement qui se déroule en Europe, elle se caractérise aussi par une approche suggestive de la peur, qui assigne au mal une place désormais inassignable. Deux films de cette série - Vaudou (1943), de Jacques Tourneur, et L'Ile des morts (1945), de Mark Robson - font par ailleurs référence à un tableau dont s'inspire manifestement Scorsese pour son film : L'Ile des morts, du peintre suisse Arnold Böcklin.


Cette toile morbide, représentant une barque avec à son bord un homme drapé d'un linceul voguant vers la crique d'une île ténébreuse, était semble-t-il particulièrement appréciée d'Adolf Hitler, qui en aurait possédé une copie. Par-delà l'anecdote, Shutter Island se révèle puissamment travaillé par ce qu'il advient de l'humanité à l'épreuve du nazisme. C'est la terrifiante duplicité du film, qui n'épargne surtout pas les Etats-Unis. C'est ce plan halluciné d'un couple sur lequel se met à pleuvoir une nuée de cendres. Ce sont ces personnages qui disparaissent sans laisser de traces ou qui se désintègrent numériquement sous nous yeux. Ce sont ces fantômes des camps qui reviennent pour demander pourquoi on ne les a pas sauvés. Toutes choses qui font de Shutter Island un des films les plus sombres et les plus désespérés de Martin Scorcese.

 


Site officiel du film.
Film américain de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo, Ben Kingsley, Michelle Williams. (2 h 17.)

Jacques Mandelbaum

Article paru dans l'édition du 24.02.10

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 17:34

arthur_et_les_minimoys.jpg Ce merveilleux film est une animation réalisée par Luc Besson en 200 d'une durée de 103 min jouée avec MiaFarrow, Freddie Highmore. Ce film raconte l'histoire d'un petit garçon appelé Arthur . Il vit avec sa grand-mère dans un coinisolé.Celle-ci doit vendre la maison pour cause d'endettement à un acheteur très pressé. Le petit garçon est persuadé que son grand-père a caché un trésor dans le jardin voulant aider sa grand-mère, il décide de partir à la recherche de celui-ci, en cherchant des indices laissée par son grand-père. Parviendra-t-il à

trouver le trésor à temps ?.....

On retrouve le jeune acteur Freddie Highmore déjà vu dans Charlie et la chocolatrie de Tim Burton en 2005, il a encore une fois époustouflé les spectateurs avec un jeu sincère et réaliste. Il y a également Mia Farrow dans le rôle de la grand-mère,qui a un jeu très touchant.
Ce film est un chef-d'oeuvre à l'image de Luc Besson, il est à couper le souffle . Luc Besson a eu la très bonne idée d'insérer le 3D se qui rend le film très agréable à voir.

 Le scénario reflète l'expérience de Luc Besson, il est truffé de rebondissements notamment lors de la révélation d'un passage secret destiné a franchir le monde de minis créatures vivants sous terre: les minimoys .

Les dialogues sont simplistes mais très drôles par exemple lorsque un des minimoys énumère tous ses gadgets a n'en plus finir.

C'est un film très bien réussi,un excellent divertissement,il s'avère passionnant avec des acteurs attachants et crédibles.

A VOIR ABSOLUMENT!

Mandy HOUBLON

 

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cinépassionrenoir - dans A l'affiche
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