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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 15:22
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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 11:11

Qui sont les plus gros producteurs de films ?

mercredi 6 avril 2011, par Kristian Feigelson

La carte dessine une économie d’archipels, mêlant une concentration de flux de production de films autour de pôles traditionnels du cinéma comme Hollywood ou Bollywood dans le monde, et des aires totalement désertifiées comme l’Afrique.

production_de_films.jpg





















L’Inde produit deux fois plus de films que les Etats-Unis
Cartographie : Philippe Rekacewicz, 2011.

 

L’Asie apparaît comme un gros producteur de films, recoupant aussi des productions autres que la fiction mais circulant à l’intérieur de zones géographiques bien circonscrites. L’Inde est par exemple partagée en pôles régionaux autarciques tandis que nombre de films peuvent, comme en Chine, être produits sans être vraiment distribués à l

A la différence des grandes majors hollywoodiennes qui ont su depuis des décennies contrôler et réinvestir les marchés de la distribution à l’extérieur des Etats-Unis en exportant massivement leurs productions. Ce processus a souvent permis de déstabiliser des marchés nationaux, notamment en Europe centrale fragilisée par leurs économies de transition insuffisamment protégées où la production de films n’est plus prioritaire.

Cette Europe accueille plutôt des productions délocalisées de l’extérieur. La situation demeure inégalitaire à l’intérieur de sphères traditionnelles d’influence, avec la Russie qui redéploie aujourd’hui sa production jusqu’ici anémiée. En Europe comme dans quelques pays d’Amérique Latine, la production reste constante malgré des conjonctures économiques difficiles.

Globalement, le cinéma bénéficie toujours d’un fort capital symbolique mais la cartographie de ces flux de production ne signifie pas pour autant une circulation ou une distribution appropriée au niveau local. Au contraire, la fréquentation planétaire se focalise sur un petit nombre de films d’origine essentiellement américaine.

 

Kristian Feigelson est sociologue, maître de conférences à l’université Paris-III.

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 13:36

1481200_6_d54b_nombre-d-entrees-annuelles-dans-les-salles-d.pngAnnée record pour la vidéo, en salle comme à la maison

LEMONDE.FR | 16.02.11 | 19h40

 

 

Nombre d'entrées annuelles dans les salles de cinéma, d'après les chiffres du CNC.Le Monde.fr

2010, "année record" pour les entrées en salles : d'après les chiffres de Médiamétrie, les cinémas français ont réalisé l'an dernier leur meilleure performance depuis... 1967. Avec 206,5 millions d'entrées sur l'année, 2010 a été une excellente année pour les cinémas. Un chiffre d'autant plus notable qu'aucun film n'a battu de record en 2010 : aucun film n'a dépassé les six millions d'entrées, ce qui est rare, mais 16 longs métrages ont dépassé les trois millions de spectateurs, un chiffre exceptionnel.

Pour la Fédération nationale des cinémas français (FNCF), ces résultats sont principalement la conséquence des efforts de modernisation accomplis par les salles, qu'il s'agisse de la 3D ou de la projection numérique. La FNCF note d'ailleurs que la hausse de fréquentation profite d'abord aux salles modernisées, celles qui n'ont pu investir ne bénéficiant pas ou moins de cette croissance.

Ces excellents résultats ne se limitent pas aux salles obscures : le marché de la vidéo à domicile a également connu de bons résultats, tirés par la vidéo à la demande (VOD) et le Blu-Ray. En recul l'an dernier, la vidéo sur supports physiques a progressé de 1 % en nombre d'unités (94,8 millions) pour un chiffre d'affaires de 1,38 milliard d'euros. La VOD, si elle reste comparativement faible en termes de chiffre d'affaires (135 millions d'euros), a connu une progression de 40 % par rapport à 2009.

Une performance que le Syndicat de l'édition vidéo numérique (SEVN) attribue principalement à la "nouvelle chronologie des médias", c'est-à-dire au raccourcissement du délai entre la sortie en salle et la diffusion en DVD, Blu-Ray et VOD. Si le SEVN salue également "l'effort continu dans la lutte contre la piraterie au travers notamment de l'action de l'Hadopi", l'impact de l'action de la Haute Autorité, difficile à évaluer, ne concerne pas l'ensemble de l'année, l'Hadopi n'ayant procédé aux premiers envois de courriels qu'en octobre.

Le Monde.fr

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 17:00

Le cinéma est un phénomène mondial que l'on peut tenter de représenter sous la forme d'un ensemble de cartes.

Ces productions font suite à l'exercice d'exploitation de statistiques sur le secteur du cinéma.

L'exercice comportait deux étapes:

1. Construire un graphique à partir de données statistiques;

2. Construire un croquis (une carte) à l'échelle mondiale.

 

 

 

Cartes-et-graphs-0001.jpg
 Cartes-et-graphs-0002.jpg
 Cartes-et-graphs-0003.jpg
 Cartes-et-graphs-0004.jpg
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 22:12

286px-Grand Rex de nuit2010, année historique pour les entrées dans les salles de cinéma

| 06.01.11 | 15h58  •  Mis à jour le 06.01.11 | 15h58

 

Pas un film n'a franchi la barre des 6 millions d'entrées, dans les cinémas de France, en 2010. Et pourtant, le résultat est là, presque incroyable : les salles ont enregistré 206,49 millions d'entrées. Il faut remonter à 1967 pour trouver un meilleur score (211,45 millions d'entrées). Mais à cette époque, le paysage était différent, la télévision n'était pas dominante, Internet n'existait pas. Le chiffre 2010 est également bien supérieur au niveau moyen des dix dernières années (188 millions). A contrario, aux Etats-Unis, la fréquentation des cinémas serait en baisse de 5,4 %.

2010 est donc bien "une année record" pour le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), qui a dévoilé ces chiffres mercredi 5 janvier. Et pourtant le CNC attendait mieux ! 188 millions d'entrées étaient déjà comptabilisées en novembre, et certains pensaient que le seuil de 210 millions serait atteint. Mais décembre s'est avéré décevant (- 13,5 % par rapport à 2009), du fait des intempéries, entre autres.

En 2008, le triomphe de Bienvenue chez les Ch'tis (20,4 millions d'entrées) avait dopé la fréquentation (188,9 millions d'entrées, contre 177 millions en 2007). Rien de tel en 2010, où le plus gros blockbuster de l'année, Harry Potter ou les répliques de la mort, a engrangé 5,3 millions d'entrées, talonné par Les Petits Mouchoirs, film français de Guillaume Canet (5,2 millions). Suivent les Américains Inception (4,9 millions), Shrek 4 (4,6 millions), Alice au pays des merveilles (4,5 millions), Toy Story 2 (4,3 millions), Camping 2 (3,9 millions).

Au total, quinze films enregistrent chacun plus de 3 millions d'entrées, "soit le plus haut niveau de la décennie", commente le CNC. Mais aussi vingt-cinq films atteignent plus de 2 millions d'entrées, cinquante films plus d'un million, 94 films plus de 500 000 entrées. Cette densité de belles performances sur une centaine de films explique sans doute ce bilan record.

Autre facteur. Les temps de crise favorisent le "box-office". C'est même mieux que ça : le CNC a pu constater, sur une longue durée, que les périodes de difficultés économiques coïncident avec des pics de fréquentation. Ce principe a été largement vérifié dans le passé, aux Etats-Unis par exemple, lors de la dépression des années 1930.

Est-ce aussi le cinéma en relief (3D), favorisé par le passage au numérique des salles, qui attire de nouveaux spectateurs ? Plus de 1 800 salles sont équipées de projecteurs numériques, soit un tiers des écrans français. En 2010, 24 films ont fait l'objet d'une exploitation partielle en 3D (contre 16 en 2009), et ont enregistré plus de 33 millions d'entrées.

Ces 206 millions de spectateurs vont voir quoi ? Sur les dix premiers films, six sont américains, trois français, un britannique (Harry Potter). La part de marché des films venant des Etats-Unis perd deux points, passant de 49,7 % en 2009 à 47,7 % en 2010. Neuf films américains réalisent plus de 3 millions d'entrées, soit le plus haut niveau de la décennie. Pourtant, en cumulant 98,46 millions d'entrées en 2010, les films américains subissent un léger recul de 1,6 % par rapport à 2009.

Les films non français et non américains affichent une belle progression (16,8 % des entrées, contre 13,5 % en 2009), apparemment liée au score de Harry Potter.

La part du cinéma français est en légère baisse : 35,5 % en 2010 contre 36,8 % en 2009. La surprise est ailleurs : cinq films français ont comptabilisé plus de 3 millions d'entrées, contre trois en 2009 : Les Petits Mouchoirs et Camping 2, déjà cités, mais aussi Arthur 3 (3 millions), et puis les deux surprises de l'année, L'Arnacoeur (3,9 millions) et Des hommes et des dieux (3,1 millions). On trouve aussi derrière Océans (2,9 millions), La Rafle (2,8 millions) et Potiche (2,2 millions). Ce sont aussi dix-neuf films français qui ont dépassé le million d'entrées. Il n'empêche, la fréquentation des films français diminue de 0,9 %, pour atteindre 73,35 millions d'entrées - niveau qui reste supérieur à la moyenne des dix dernières années (72,42 millions).

Tout va bien, à lire le communiqué du CNC. Pourtant, on ne sait pas encore quelles sont les "parts de marché" des films selon leur genre : cinéma d'auteur, comédie, film d'action, documentaire. Le CNC pourra communiquer sur la situation des films art et essai au moment du Festival de Cannes, en mai. Surtout, le record 2010 porte une énorme disparité. Pour un succès inespéré comme Des hommes et des dieux, de Xavier Beauvois, combien d'échecs commerciaux ? Combien de films évacués des écrans au bout d'une semaine, ou programmés au compte-gouttes, parce que jugés non rentables ou devant laisser la place à un autre, au potentiel plus fort ?

Les professionnels indépendants - producteurs, réalisateurs, distributeurs ou exploitants - disent rencontrer des difficultés croissantes. Leur crainte est que le fossé se creuse encore plus entre les "grands" qui trônent dans le palmarès du CNC, et les "petits" qui n'y apparaissent pas.

Clarisse Fabre

Article paru dans l'édition du 07.01.11

 

 

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 12:40

slate-fr_.pngLe cinéma, ça marche fort. Mais quel cinéma?

par Jean-Michel Frodon

le mercredi 24 novembre 2010

 

Le Centre national du cinéma vient de publier les chiffres de fréquentation des salles de cinéma pour octobre.
Les mois se suivent et se ressemblent : ils ne cessent d’enregistrer une hausse de la fréquentation. +17% sur les 10 premiers mois de l’année par rapport à octobre 2009, +9% au cours des 12 derniers mois par rapport au 12 mois précédents, et la certitude de faire beaucoup mieux que 2009, déjà année record où, pour la première fois depuis le début des années 80, les cinémas français avaient accueilli plus de 200 millions de spectateurs. Ces résultats sont d’autant plus significatifs qu’en 2010 ils ne s’appuient pas seulement sur un phénomène exceptionnel, contrairement aux années précédentes marquées par Bienvenue chez les Ch’tis  ou Avatar.

Cette hausse, tendance lourde des années 2000, contredit frontalement un déclin sans cesse annoncé au cours des 20 dernières années du XXe siècle. Aujourd’hui, le cinéma est désirable et désiré, il continue d’attirer l’attention, un nombre impressionnant de jeunes gens rêvent d’y travailler, le nombre d’étudiants en cinéma a explosé. Plus remarquable encore, le cinéma est désiré dans les salles, qu’on disait promises à la désertification au profit du
repli sur le cocon individuel et les objets nomades. La nouvelle édition du document de référence Politiques et
pratiques de la culture
que publie régulièrement la Documentation française indique le plus haut pourcentage de fréquentation des salles par les Français depuis la création de cet indicateur en 1973 : 57%, soit +8% depuis la dernière mesure en 1997.  Un des phénomènes les plus significatifs est la confirmation que les pratiques à domicile et sous forme de sortie se cumulent, et dans certains cas se renforcent, au lieu de se concurrencer: «la probabilité d’être allé au cours des 12 derniers mois dans une salle de cinéma, un théâtre et un musée, ou d’avoir lu un nombre important de livres, croit régulièrement avec la fréquence des connections», souligne Olivier Donnat dans le chapitre «Sociologie des pratiques culturelles» de ce document. Il note que la véritable perdante  de l’arbitrage entre loisirs en ligne et pratiques antérieures est la télévision classique – mais elle a de beaux restes.

 

Envie de cinéma

Le cinéma est désiré sinon également par toutes les générations (les actifs sont en moins grand nombre), à la fois par les jeunes et par les seniors. Il est même désormais aussi semble-t-il à nouveau désiré à la télé sur les chaines généralistes, TF1 recommençant à enregistrer des scores d’audience en hausse pour les longs métrages, ce qui inverse une autre tendance longue. Pendant que j’écris ces lignes, deux dépêches arrivent sur mon ordinateur, elles n’ont rien en commun sinon d’attester cette multiplicité des formes d’un désir de cinéma: Amazon, fleuron de l’économie numérique, crée un studio de production de films; les initiatives se multiplient pour permettre aux aveugles d’assister eux aussi à des séances de cinéma… Et il faut se réjouir de ce phénomène d’ensemble, parce que, de toute façon, il vaut mieux que plus de gens aillent voir plus de films. C’est la condition nécessaire – mais pas suffisante – pour reconstruire une relation ouverte et dynamique entre le public et l’offre cinématographique.

Et là, il reste du chemin à faire. En effet, ces statistiques globales recouvrent des différences considérables, signes de périlleux déséquilibres. On se contentera ici de parler de ceux qui prévalent dans les salles de cinéma qui, même si elles ne sont plus ni l’endroit où les films sont les plus vus ni celui qui rapporte le plus aux ayants droits, reste le lieu où certains produits deviennent des films de cinéma, l’espace de consécration symbolique indispensable à ce que se perpétue quelque chose qu’on appelle «le cinéma».

 

La réussite opaque des multiplexes

Lorsqu’on regarde à qui bénéficie la hausse considérable de la fréquentation, il est clair qu’elle profite massivement à une catégorie particulière de salles, les multiplexes. Ou pour le dire autrement, ce sont les multiplexes qui ont inversé la tendance à la désertification des salles. Si on adopte la seconde formulation, il faut les en remercier.

Remercions.  Mais prenons garde aux effets de distorsion qu’engendre cette manière de montrer et de consommer  les films.  La publication par le CNC de son dossier annuel «La Géographie du cinéma», qui propose une description fine de la situation des 5.472 écrans français (en 2009), met en évidence d’énormes disparités, que ce soit selon les types de salles ou selon les régions. La «petite exploitation» perd des entrées, et c’est tout l’équilibre du maillage d’une offre diversifiée qui est en péril. Sans qu’il y ait corrélation directe – on peut montrer Godard dans un multiplexe – il existe tout un système de signes et d’affinités entre des lieux, des œuvres et des publics, système qui rend nécessaire la diversité des lieux pour que persiste la diversité des œuvres et des publics.  Et par «publics», il faut entendre non seulement des personnes différentes, mais des pratiques différentes, y compris des mêmes personnes : on sait aujourd’hui qu’existent des possibilités de pratiques mixtes, qui transcendant les coupures entre culture dite noble et culture populaire. Les mêmes personnes peuvent aller dans des lieux différents voire différemment des films différents – il y a même grand avantage à travailler en faveur de cette diversification, au lieu d’abandonner les multiplexes aux djeuns et les salles art et essai aux bobos grisonnants.

 

Nouvelles «consommations« du cinéma

Enfin, parmi les causes de déséquilibre en faveur des multiplexes, il faut prendre en compte le phénomène spécifique des cartes «Illimité». Les promoteurs des cartes (UGC et MK2 d’un côté, Pathé-Gaumont de l’autre) affirment qu’elles boosteraient la fréquentation du cinéma d’auteur, selon un schéma souvent énoncé, loin d’être avéré : après être allé voir un ou deux blockbusters, les usagers s’aventureraient vers des films plus pointus, puisque de toute façon ça ne leur coûte rien.  La totale opacité maintenue par les opérateurs sur l’utilisation précise des cartes empêche de vérifier leurs dires, le résultats globaux comme les informations recueillies empiriquement tendraient plutôt à prouver que les cartes ont surtout favorisé une nouvelle pratique, celle de la multivision, notamment pour les films pour ados fréquentés en bandes de copains. L’essor important au cours de la décennie du nombre de films multimillionnaires en entrées s’explique en partie par ce phénomène, porté par une génération qui, avec le DVD puis Internet, a l’habitude de revoir de manière rapprochée ses films favoris du moment.    Cette évolution dans le sens d’une concentration économiquement profitable mais culturellement malthusienne est-elle inévitable? Rien ne le prouve. Depuis un demi-siècle, il existe dans ce pays une politique culturelle qui organise la re-répartition des puissances économiques en forces culturelles, pour développer ce qu’on nomme à présent la diversité culturelle. Notons que les grandes puissances industrielles du cinéma français ne s’en portent pas mal: elles sont les plus prospères d’Europe, justement parce que le rapport économique au cinéma a toujours été accompagné d’un rapport culturel, d’un discours de valorisation symbolique. Et que tout le monde y gagne.

 

Où sont les politiques culturelles?

Mais chaque évolution du secteur (et le passage aux multiplexes, désormais au numérique et, peut-être, à une large utilisation de la 3D constituent de sacrées secousses) nécessite à chaque fois une mutation de l’ensemble de ce système. Les obstacles, bien réels, ne sont pas pires que ceux rencontrés jadis, et sur lesquels se sont fracassés des cinématographies moins bien organisées et moins bien soutenues par une volonté politique. Encore faut-il que cette volonté politique et cette vision alternative à la seule logique de la concentration selon les lois du marché existent.  En principe, elle devrait être incarnée par le ministre de la Culture. Mais Philippe Poirier, coordinateur de l’ouvrage de la Documentation française (pas exactement un brûlot contestataire), note dans le texte d’ouverture que, si «la montée en puissance des nouvelles technologie et les stratégies des industries culturelles remettent en cause les modalités mêmes des dispositifs qui sont au
cœur du modèle français des politiques culturelles. (…) Dirigés par des ministres techniciens sans grande surface politique, le ministère de la Culture n’est plus le moteur de la vie culturelle.»

Et encore, on voudrait bien que Frédéric Mitterrand soit au moins un «ministre technicien», pour l’heure les preuves manquent…

Au CNC alors de prendre les rênes? Le récent traitement qui lui a été infligé n’est pas de nature à rassurer sur un prochain retour de l’initiative politique. Sa présidente, Véronique Cayla, a en effet été enjointe de prendre la direction d’Arte sans qu’on s’inquiète beaucoup de qui dirigera une administration centrale en principe d’une importance politique bien supérieure à celle de la chaine culturelle. Ce n’est pas de bonne augure.

 

Jean-Michel Frodon

 

Lire l'article original sur Slate.fr

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 15:33

06 Importations films E-U France Inde 2006Le cinéma est un phénomène mondial que l'on peut tenter de représenter sous la forme d'un ensemble de cartes.

 

L'exercice comporte deux étapes:

1. Construire un graphique à partir de données statistiques;

2. Construire un croquis (une carte) à l'échelle mondiale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Panorama du cinéma dans quelques pays du monde  

 

2009

 

Allemagne

Australie

Espagne

États-Unis

Italie

Japon

France

Royaume-Uni

Longs métrages produits (1)

144

38

186

677

131

448

240

125

Nombre d'écrans

4 734

1 984

4 083

39 717

3 208

3 396

5 418

3 651

Entrées (en millions)

146

91

110

1 420

111

169

190

174

Recettes guichet (en millions d'euros) (2)

976

767

668

7 600

676

188

1 139

10 85

Part du cinéma national (en % des recettes) (3)

27,4

5,0

16,0

nd

23,4

56,9

  45

16,5

nd : donnée non disponible.

p : donnée provisoire.

(1) : films nationaux sortis en Allemagne, en Italie et au Japon ; y compris les films étrangers tournés dans le pays pour l'Australie.

(2) : en  millions de livres sterling au Royaume-Uni, de dollars australiens en Australie, de dollars aux États-Unis et en milliards de yens au Japon.

(3) : en termes d'entrées en Allemagne ; y compris les films produits à l'aide d'investissements américains pour le Royaume-Uni.

Source : Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC).

 

Consignes

1. Construire un graphique-barre du nombre d’entrées pour l’année 2009. [Voir la fiche méthode]

2. Réaliser une carte du nombre d’entrées en 2009. [Voir la fiche méthode]

 

 

  

Fréquentation du cinéma dans le monde - Nombre d'entrées (en millions de spectateurs)  

 

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005 (r)

2006 (r)

2007 (r)

2008 (r)

2009 (p)

Allemagne

148,9

149,0

152,5

177,9

163,9

149,0

156,7

127,3

136,7

125,4

129,4

146,3

Espagne

112,1

131,3

135,3

146,8

140,7

137,5

143,9

127,6

121,6

116,9

107,8

109,5

France métropolitaine

170,6

153,6

165,8

187,5

184,4

173,5

195,7

175,5

188,8

178,2

190,1

200,9

Italie

118,5

103,5

104,2

113,3

115,6

110,5

116,3

105,6

106,1

116,4

111,6

111,2

Royaume-Uni

135,2

139,1

142,5

155,9

175,9

167,3

171,3

164,7

156,6

162,4

164,2

173,5

Union européenne (1)

828,0

810,0

844,0

935,0

938,0

890,0

1 006,0

894,0

926,0

920,0

925,0

985,0

États-Unis (r)

1 438,0

1 440,0

1 385,0

1 437,0

1 570,0

1 520,0

1 500,0

1 378,0

1 395,0

1 400,0

1340,0

1 420,0

Japon

153,1

144,7

135,4

163,3

160,8

162,3

170,1

160,5

164,3

163,2

160,5

169,3

Australie

79,8

88,0

82,2

92,5

92,5

89,8

91,5

82,2

83,6

84,7

84,6

90,7

p : données provisoires.

r : données révisées.

(1) : Union européenne à 25 pays de 2004 à 2006 et à 27 pays à compter de 2007.

Source : Centre national du cinéma et de l'image animée.

 

Consignes

1. Construire un graphique-barre du nombre d’entrées pour l’année 2009. [Voir la fiche méthode]

2. Réaliser une carte du nombre d’entrées en 2009. [Voir la fiche méthode]

 

 

  Nouvelle-image.JPG

 

 Télécharger le fond de carte 

 

00_Recompenses_emergents_cinema_1990-2007.jpg 

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 10:14

6a00d83451e87669e201156f1cd90b970c-800wi.jpgSi les sites de musique en ligne ne gagnent pas encore d'argent, ils attirent déjà les convoitises. Artistes, éditeurs et producteurs n'en doutent pas : les revenus de la musique en ligne – streaming et téléchargement – représenteront bientôt une source essentielle de leurs revenus. Alors ils se battent déjà pour en obtenir la plus grosse part. Pour l'instant, le match a clairement tourné à l'avantage des producteurs.

Sur les neufs premiers mois de 2009, ceux-ci ont ainsi perçu près de 7 millions d'euros grâce au streaming, selon les chiffres du Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP). C'est presque trois fois plus que l'année précédente, même si ce montant reste quatre fois inférieur à celui généré par le téléchargement légal, proposé notamment par Apple sur sa plate-forme iTunes.

A la suite de longues négociations – il a fallu près de deux ans à Deezer et Spotify pour obtenir l'ensemble des catalogues –, les sites de streaming ont accepté de leur reverser 40 à 60 % de leurs revenus publicitaires, en plus d'un minimum garanti. "Ce minimum est nécessaire pour s'assurer du sérieux des plates-formes", justifie David El-Sayegh, le président du Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP), qui regroupe les principaux producteurs français. "Il n'est par ailleurs pas abusif, tous les sites le dépassent déjà avec le niveau actuel de recettes publicitaires."

Sur les récentes offres d'abonnement premium, les producteurs ont également obtenu six euros sur les dix déboursés par les internautes sur Deezer, par exemple. Difficile d'évaluer précisément les revenus ainsi générés pour l'instant : les plates-formes refusent de communiquer le nombre de leurs abonnés. Le patron de Spotify confiait toutefois en septembre que moins de 10 % des utilisateurs du site s'étaient abonnés, soit moins de 600 000 personnes. Chez Deezer, on assure avoir recruté "quelques dizaines de milliers d'abonnés" depuis le lancement de l'offre en octobre.


DES RÉMUNÉRATIONS DÉCEVANTES POUR LES ARTISTES

En plus de cette rémunération aux majors, les sites doivent reverser en France une partie de leur chiffre d'affaires à la Sacem, qui gère les droits des auteurs. Selon les tarifs affichés sur son site, la Sacem réclame 8 % du chiffre d'affaires, ce qui représenterait un montant moyen de 0,007 euro par écoute. Elle redistribue ensuite ce montant entre auteurs, compositeurs et éditeurs, ces derniers étant souvent aussi les mêmes grandes majors.

A l'arrivée, les artistes se considèrent très largement floués. "En fonction de son contrat avec les majors, un interprète touche en moyenne 0,001 euro par écoute" assure Bruno Boutleux, directeur général de l'Adami, qui gère les droits des artistes-interprètes. "Nous n'avons récupéré grâce au numérique que 15 % des 245 millions d'euros de droits perçus en moins entre 2002 et 2008", critique Laurent Petitgirard, président de la Sacem jusqu'en juin 2009, selon qui "presque 90 % des droits perçus sur le streaming vont dans la poche des maisons de disque". Le streaming a pour l'instant calqué son modèle sur celui du disque. Ce sont les producteurs qui touchent les revenus et qui les reversent ensuite à leurs interprètes, en fonction de leur contrat.

Dans leur fronde contre les producteurs, les artistes se sont trouvés récemment une alliée de taille : la commission Zelnik sur le financement de la création à l'heure d'Internet. Dans le rapport qu'elle a rendu mercredi 6 janvier au ministre de la culture, elle critique vertement les producteurs : "Les schémas jusqu'alors utilisés (…) ont échoué à faire émerger des éditeurs de services suffisamment solides, à l'exception d'Apple (iTunes) qui a disposé, face [aux grandes maisons de disque], d'arguments économiques et financiers suffisamment forts pour imposer sa propre règle du jeu." Selon la commission, les exigences des producteurs mettent en péril l'existence même des sites de streaming.


NICOLAS SARKOZY DONNE UN AN AUX PRODUCTEURS

Tout cela avant de faire une proposition passée un peu inaperçue à côté de la taxe Google mais qui n'en est pas moins explosive : instaurer la gestion collective pour le streaming et le téléchargement. En clair, copier le modèle actuellement en vigueur pour la diffusion de la musique dans les espaces publics. Inutile de négocier avec chaque major pour diffuser son catalogue, il suffit de reverser les droits à une société de gestion collective qui s'occupe ensuite de leur répartition. Les sociétés de gestion des droits des artistes se réjouissent d'une solution qui leur permettrait de contrôler exactement les revenus générés par le streaming et d'en percevoir une plus grande part, à l'image des droits payés par la radio aujourd'hui.

Avantage pour les sites de streaming, ceux-ci n'auraient ainsi plus qu'un seul interlocuteur et les tarifs seraient les mêmes pour tous. Mais cette proposition ne soulève chez eux qu'un enthousiasme modéré. "La gestion collective peut simplifier les choses, mais pour gagner de l'argent nous comptons surtout sur l'augmentation de l'offre", assure Jonathan Benassaya, cofondateur de Deezer, qui dit "attendre beaucoup plus de l'entrée en vigueur d'Hadopi, qui poussera les internautes vers les offres légales". "Nous sommes implantés dans des dizaines de pays, je ne suis pas sûre que ce soit plus simple de négocier avec des sociétés différentes dans chacun d'entre eux que d'obtenir des accords mondiaux avec chaque major", s'inquiète Aninna Svensson, responsable France de Spotify.

Pour les producteurs, la gestion collective fait figure d'épouvantail. "La gestion collective ça marche pour la radio qui donne envie ensuite d'acheter un album. Mais qui ira acheter un CD parce qu'il l'a d'abord entendu sur un site ? Personne !", assure David El-Sayegh. "Il est donc normal que nous appliquions des conditions similaires à celles du marché du disque. […] En plus, la gestion collective dégrade votre répertoire. Vous ne pouvez pas contrôler où il est diffusé. Elle est en plus impossible à appliquer et ne rapporte pas tant aux artistes", tranche-t-il. Sur le site Electronlibre.info, il s'en prend même directement aux auteurs du rapport Zelnik. Selon lui, la "description de la gestion des droits en ligne est truffée d'erreurs" et Patrick Zelnik profite de ce rapport "pour tacler ses concurrents directs".


RUDE BATAILLE SUR LA GESTION DES DROITS

Une réaction épidermique qui montre que les producteurs sont sur la défensive. Lors de ses vœux au monde de la culture, Nicolas Sarkozy leur a donné un délai d'un an pour négocier "les droits et 'libérer' les fichiers musicaux sur toutes les plates-formes. Faute de le faire, la négociation des droits relèverait par la loi de la gestion collective obligatoire par l'entremise des sociétés civiles", a-t-il ensuite menacé, en lâchant : "Je sais que cette mesure ne fera pas plaisir aux producteurs."

Reste un constat. Même si le développement des offres payantes et la gestion collective permettent un jour au streaming de trouver son modèle économique, peu de monde se risque à avancer qu'il pourra à lui seul financer la création. "Le modèle peut être rentable, mais il génère peu de chiffre d'affaires et de marges" assurait ainsi Jonathan Benassaya aux Echos. "Il ne sera jamais assez rémunérateur pour les artistes" estime de son côté Laurent Petitgirard, en réclamant une taxe sur les fournisseurs d'accès à Internet.

Finalement, seuls les producteurs veulent y croire. "Jonathan Benassaya parle de 2,5 euros de recettes publicitaires par utilisateur, mais c'est dans les conditions actuelles. Avec son audience grandissante, nous sommes sûrs qu'ils peuvent faire plus et vendre mieux", calcule David El-Sayegh. "Les producteurs doivent arrêter d'espérer que le streaming atteigne les niveaux de rémunération du disque et adapter leur modèle économique. Les coûts de marketing et de fabrication deviennent dérisoires sur nos plates-formes", rétorque le patron de Deezer. Son site va organiser dans les prochaines semaines un prix pour les musiciens "émergents", avec comme partenaire l'Adami. Dans la rude bataille sur la gestion des droits qui commence, un tel partenariat – qui laisse de côté les producteurs – n'a rien d'anodin.

 

 

Jean-Baptiste Chastand

 LEMONDE.FR | 21.01.10 | 13h21  •  Mis à jour le 21.01.10 | 15h53

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 14:16

camera3Nouvelle année record pour les cinémas français


Les salles de cinéma s'apprêtent à boucler une excellente année 2009 avec quelque 200 millions d'entrées, soit la plus forte fréquentation depuis près de trente ans, selon des estimations du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC).

Les chiffres définitifs ne seront publiés qu'en janvier, et ils devraient bénéficier des résultats du film d'animation de Luc Besson Arthur et la vengeance de Maltazard, de la comédie RTT et surtout d'Avatar, la fable écologique en 3D signée par l'auteur de Titanic, le Canadien James Cameron.

Toutefois, le CNC pronostique déjà un cru 2009 en hausse d'environ 5 % sur 2008, une année elle-même en croissance de 7 % grâce au succès historique de Bienvenue chez les Ch'tis et ses 20,4 millions de spectateurs. "Nous devrions, mais il reste quinze jours qui pèsent lourd dans l'exploitation, être bien au-dessus de 195 millions d'entrées et probablement frôler les 200 millions", a annoncé Véronique Cayla, la présidente du CNC.

Il faut remonter à 1982 (200 millions d'entrées) ou 1983 (198,9 millions), antérieurement à la naissance de la chaîne cryptée Canal+, pour retrouver de tels niveaux. En France, où les multiplexes captent la moitié des entrées, la manne a surtout profité à la grande exploitation.

Le Monde avec AFP | 18.12.09 | 13h40  •  Mis à jour le 18.12.09 | 16h23


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Après la musique, le cinéma se finance par son public

 

Les souscriptions sont ouvertes jusqu'au 30 décembre, date de la sortie du film Le Bel Age, de Laurent Perreau. Tout internaute peut, d'un clic, aider financièrement ce premier long métrage avec Michel Piccoli et Pauline Etienne, et devenir un membre de Touscoprod. Au 24 décembre, près de 340 personnes avaient investi dans Le Bel Age pour un montant de 20 942 euros, une goutte d'eau par rapport au budget total du film (2,7 millions d'euros). Directeur de Touscoprod, Nicolas Bailly ne se prend pas pour le nouveau maillon indispensable de la production cinématographique. " Notre but est d'aider les films indépendants à trouver leur public avant même leur sortie en salles. Le film va bénéficier d'un bouche-à-oreille et pourra peut-être tenir plus longtemps à l'affiche, explique-t-il avant d'ajouter : J'ai commencé comme producteur de film. J'en avais assez de m'entendre dire par les financeurs : "il n'y a pas de marché pour ce film"." De même, pour le producteur du Bel Age, Touscoprod a permis de fédérer un public : ""Le Bel Age" a obtenu l'avance sur recettes du CNC. Avec Touscoprod, l'idée était de faire partager le cheminement d'un film, depuis la fin du montage jusqu'à sa sortie", explique Nicolas Meauvernay, de Galatée Films. Les supporters du film ont été invités à une avant-première, le 17 décembre, au Majestic Bastille, à Paris. A l'avenir, le fondateur de Touscoprod n'exclut pas que la communauté puisse dire son mot sur les affiches, le titre d'un long métrage, ou que la trombine d'un internaute ayant soutenu un film apparaisse à l'écran, par exemple, dans un cadre-photo. Mais, rassure-t-il, l'implication n'ira pas jusqu'au contenu du scénario... Si un projet n'obtient pas, de la part des internautes, les fonds nécessaires, Touscoprod se retire de la partie et rembourse les internautes de leurs mises.

Quatre longs métrages ont déjà bénéficié du soutien de Touscoprod... après avoir été tournés. Les fonds récoltés ont surtout permis d'accompagner la sortie en salles. L'un d'eux, Fausta La Teta Asustada, de Claudia Llosa, a obtenu l'Ours d'or à Berlin en 2009. Touscoprod affiche 28 films dans son catalogue et une communauté d'environ 5 000 internautes ayant investi dans le septième art 175 000 euros. L'équipe passe au peigne fin les blogs, sites ou réseaux sociaux susceptibles d'être intéressés par tel ou tel film. Plus un travail de marketing que de production, en somme. Elle sélectionne aussi les projets. La plupart d'entre eux sont des premiers films, mais on pourrait être surpris de voir apparaître bientôt, à l'affiche de Touscoprod, le nom d'un cinéaste aguerri...

 

Clarisse Fabre


Le Monde | 26.12.09 | 14h58  •  Mis à jour le 26.12.09 | 15h20

 

 


 

2009, année record pour les films d'Hollywood


Los Angeles Correspondante

L'année 2009 sera celle d'une fréquentation record pour le cinéma américain. Les recettes d'entrées sur le marché des Etats-Unis et du Canada vont pour la première fois dépasser la barre des 10 milliards de dollars : 10,5 milliards (près de 7 milliards d'euros) estime la société Hollywood.com, contre 9,63 milliards en 2008, soit une hausse de 9 %. En nombre de tickets vendus, le chiffre serait de 1,39 milliard contre 1,32 en 2008.

Un autre record a été battu le week-end de Noël, période traditionnellement faste pour le cinéma aux Etats-Unis. "Nous attendons des chiffres énormes", disait, il y a quelques jours, Paul Dergarabedian, président de la division box-office d'Hollywood.com. Ce fut le cas : 270 millions de dollars de recettes en trois jours, soit dix millions de plus que le précédent record, réalisé en juillet 2008, lors de la sortie du dernier Batman, The Dark Knight, le Chevalier Noir.

Deux films représentent à eux seuls 53 % des entrées dans les cinémas nord-américains entre vendredi et dimanche. D'abord Avatar, de James Cameron, film le plus cher de l'histoire (de 300 à 500 millions de dollars) aurait déjà rapporté, au 27 décembre, 212 millions de dollars sur le marché nord-américain et 405 millions dans le reste du monde.

Et puis Sherlock Holmes, de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr et Jude Law (sortie prévue le 3 février en France). On raconte que son producteur, Joel Silver, a rencontré Cameron à Londres, et qu'il a lancé au réalisateur : "Ne raflez pas toute la mise !" Cameron a répondu : "Les gens verront les deux films." En effet, aux Etats-Unis, le jour de Noël, Sherlock Holmes a attiré plus de spectateurs qu'Avatar, sorti une semaine plus tôt...

Ces résultats confirment que l'industrie du cinéma est imperméable à la crise économique et aux problèmes de restructuration des studios d'Hollywood, en raison de la technologie numérique et de la domination des personnages virtuels par rapport aux stars en chair et en os. Ces chiffres montrent aussi qu'un film reste le divertissement idéal pour un public au pouvoir d'achat en berne.

Parmi les dix films les plus lucratifs de l'année 2009, on trouve sept suites ou remakes. Le roi du box-office est le réalisateur Michael Bay. Son Transformers 2. La Revanche a rapporté 402 millions de dollars au studio Paramount. Il est suivi par Harry Potter et le Prince de sang-mêlé, de David Yates, avec 302 millions pour Warner Bros, et le dessin animé Pixar Là-Haut, de Pete Docter, avec 293 millions. Suivent, en rangs serrés, Very Bad Trip, de Todd Pillips, Twilight 2 Tentation, de Chris Weitz. Puis Star Trek, de J. J. Abrams, qui a réalisé 257 millions de dollars de recette. Il est pourtant, avec Transformers, un des films les plus piratés de 2009.

On trouve ensuite Monstres contre aliens, L'Age de glace 3, X-Men Origins. Wolverine et La Nuit au musée 2. En 11e et 12e positions, deux films consacrent l'actrice Sandra Bullock : The Blind Side, de John Lee Hancock, qui raconte l'histoire vraie d'un footballeur américain, et La Proposition, d'Anne Fletcher.

L'année 2009 marque aussi un tournant pour les techniques de projection en salle. Avatar a été lancé, entre autres, dans 178 salles équipées du format Imax, qui permet une image plus grande et en trois dimensions. Ces films en 3D testent la capacité des spectateurs à accepter un surcoût du ticket : jusqu'à 16 dollars dans les grandes villes, au lieu de 7 à 10 dollars en moyenne. Pour l'instant, malgré les intempéries dans l'est des Etats-Unis, les salles Imax affichent complet.

Typique des nouveaux lancements synchronisés planétaires, qui permettent à Hollywood de lutter contre le piratage, Avatar est sorti sur 14 604 écrans dans 65 pays et était partout en tête des classements ; les plus fortes recettes, hors Amérique, viennent de Russie et de France (autour de 20 millions de dollars).

2009 aura aussi vu battre le record de rentabilité pour un film : Paranormal Activity, réalisé par Oren Peli dans sa maison de San Diego, a coûté 15 000 dollars et rapporté 107 millions de dollars...

Mais 2009 aura aussi fait des victimes : films comme acteurs. Beaucoup chez Universal, comme Jeux de pouvoir, de Kevin Macdonald, malgré la présence de Russell Crowe et de Ben Affleck, ou Duplicity, de Tony Gilroy, avec Julia Roberts et Clive Owen au générique. Paramount n'a pas su "vendre" Dans ses rêves, malgré la présence d'Eddie Murphy. Les films d'auteur, "oscarisables", ont eu un succès mitigé, comme celui de Jane Campion, Bright Star, sur la vie du poète anglais John Keats (sortie prévue le 6 janvier en France).

 

Claudine Mulard

Le Monde du 30.12.09| 29.12.09 | 17h52  •  Mis à jour le 30.12.09 | 10h58

 


 


Statistiques sur la fréquentation du cinéma sur le site du CNC.

 

Chiffres clés sur le site du Ministère de la Culture.

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