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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 12:44

Pierre Schoendoerffer, un survivant de l'Histoire

 

 

Le cinéaste et romancier Pierre Schoendoerffer, à son domicile parisien en 2007.AFP/JOEL SAGET

Le cinéaste et écrivain Pierre Schoendoerffer est mort, mercredi 14 mars à l'âge de 83 ans, des suites d'une opération à l'hôpital Percy à Clamart.

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Etre à la fois au cœur du cinéma français et, en même temps, irrémédiablement individualiste – et même, sans doute, assez seul –, telle fut la paradoxale position de Pierre Schoendoerffer, qui fut confronté, jeune, à une Histoire s'écrivant dans le sang et la violence et dont il voulut restituer, par l'écriture et l'image en mouvement, une ébauche de vérité.

Schoendoerffer occupa, dans ses années d'apprentissage, cette condition étrange qui était d'être à la fois un acteur et un observateur de son époque. Plus exactement, c'est sa qualité d'observateur qui fit, tout d'abord, de Pierre Schoendoerffer, un sujet de l'Histoire.

 

PRISONNIER À DIÊN BIÊN PHU

Il est d'origine alsacienne, mais il est né à Chamalières, dans le Puy-de-Dôme, le 5 mai 1928. Encore lycéen à Annecy, grand lecteur d'Herman Melville, Joseph Conrad ou Jack London, stimulé par la lecture du roman de Joseph Kessel Fortune Carrée et passionné par la mer, il s'engage dans un chalutier à voile. Mais il est surtout obsédé par un désir tenace, celui de raconter des histoires. Ainsi, hors le goût de l'aventure, son autre passion sera le cinéma.

Il se heurte à la difficulté de rentrer dans ce milieu professionnel ("C'est un château de Kafka", aimait-il dire). Il apprend, en lisant dans la presse un article consacré à la mort d'un caméraman de l'armée, l'existence d'un service cinématographique des armées. Il s'engage, effectue un stage au Fort d'Ivry et part en Indochine en 1952. Il est envoyé d'abord au Cambodge, devient caporal-chef et cameraman. Il filme les opérations militaires. Il est fait prisonnier à l'issue de la bataille de Diên Biên Phu, qui marquera la fin de la domination française sur l'Indochine, et survivra à l'épreuve d'une captivité particulièrement dure.

 

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Pierre Schoendoerffer (à gauche) et le photographe Daniel Camus après leur libération en août 1954.AFP/LIRON

 

A son retour en France, il devient journaliste, travaille pour les actualités cinématographiques et part au Maroc, puis pour une Algérie qui commence à connaître les soubresauts sanglants de la lutte pour l'indépendance. C'est Joseph Kessel, son idole littéraire qu'il a rencontré à Hongkong après sa libération, qui lui permet de réaliser un film documentaire tiré d'un de ses propres livres, La Passe du diable, documentaire sur le jeu de bouzkachi, pratiqué en Afghanistan.

 

VIE MILITAIRE SUR LE TOURNAGE DE "LA 317E SECTION"

Le producteur en était George de Beauregard, à qui l'on devra aussi les premiers films de Jean-Luc Godard. Celui-ci s'attache au jeune aventurier et lui donne l'occasion de tourner deux adaptations de Pierre Loti, Ramuntcho et Pêcheurs d'Islande, en 1958. Le succès n'est pas au rendez vous, et la carrière de cinéaste de Schoendoerffer, qui a aussi commencer à écrire, est au point mort.

Beauregard, aristocrate du cinéma français, fasciné par le parcours de son réalisateur, lui permet d'adapter un récit que Schoendoerffer avait écrit en 1963 en pensant déjà à son adaptation cinématographique, La 317e section. Le tournage est pénible pour l'équipe, lâchée dans la jungle. "J'ai imposé à tout le monde la vie militaire, dira le cinéaste. Un film sur la guerre ne peut pas se faire dans le confort. Tous les matins, nous nous levions à 5 h et nous partions en expédition à travers la jungle. Nous étions ravitaillés par avion toutes les semaines. La pellicule était expédiée à Paris dans les mêmes conditions. De là-bas, on nous répondait télégraphiquement 'Bon' ou 'Pas bon'." Cela donnera un des plus grands films de guerre de l'histoire du cinéma. Une œuvre qui n'aura pas d'équivalent, et surtout pas dans le cinéma hollywoodien.

 


 

 

La 317e section met en scène une section de l'armée française durant la guerre d'Indochine. Celle-ci, composée d'un jeune officier, d'un sous-officier aguerri et de supplétifs locaux, est stationnée à la frontière du Laos. Elle a reçu l'ordre de se replier à 150 km au sud. Pendant ce temps, la bataille fait rage à Diên Biên Phu et le Vietminh encercle les protagonistes.

Le repli devient ainsi une longue marche, au cours de laquelle les hommes, et en particulier le lieutenant et l'adjudant, apprendront à se connaître. Sans doute n'avait-on jamais filmé la guerre à une hauteur aussi humaine, sans emphase, sans aucune considération sur les raisons du conflit et les idéologies qui lui donneraient un sens, adoptant un point de vue définitivement ancré au cœur de la troupe, face à un ennemi devenu invisible.

 

LES PERDANTS DE L'HISTOIRE

En restant au plus près des êtres qu'il filme, Schoendoerffer atteint à une grandeur inattendue. L'épopée métaphysique surgit derrière la sécheresse du style et l'indifférence du monde dont il témoigne. Jacques Perrin (le lieutenant Torrens) et Bruno Crémer (l'adjudant Wilsdorff) tiennent les rôles de leur vie. Le film remporte le prix du scénario au Festival de Cannes en 1965.

 

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Jacques Perrin dans le film de Pierre Schoendoerffer, "La 317e section".© CINÉ CLASSIC

 

Après un film de hold-up plaisant mais anodin, Objectif : 500 millions, Schoendoerffer propose à Pierre Lazareff, qui dirige l'émission "Cinq colonnes à la une", de filmer une section de marines engagée au Vietnam. Cela donnera La Section Anderson, qui emporte en 1968 l'Oscar du meilleur film documentaire.

Schoendoerffer devient un écrivain reconnu. L'Adieu au roi, publié en 1969, inspirera en partie John Millius lorsqu'il écrira le scénario d'Apocalypse Now (1979).

Le Crabe-Tambour (adapté d'un de ses romans) en 1976, L'Honneur d'un capitaine en 1982, Diên Biên Phu en 1994 et enfin, Là-haut, un roi au-dessus des nuages, film-testament de 2004 (également tiré d'un de ses romans) poursuivent (avec des moyens moins radicaux que La 317e section) le roman des guerres coloniales perdues et des hommes qui les ont faites.

Le cinéma de Schoendoerffer devient le mausolée des rêves français d'une grandeur défunte et fantasmatique. Il aura mis en scène, non sans mélancolie, des perdants de l'Histoire qui sont aussi des figures que le cinéma français a, la plupart du temps, dédaignées.

 

 

 

 


Sur le Web : la filmographie de Pierre Schoendoerffer sur l'Internet Movie Database (IMDb).

Jean-François Rauger

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 10:48

lumet.jpgSydney Lumet est un réalisateur américain né le 25 Juin 1924 à Philadelphie.
Ses parents étaient l'acteur Baruch Lumet et la danseuse Eugénia Wermus.

Très vite, la famille Lumet quitte Philadelphie pour s'installer à New York.
Sydney Lumet est monté pour la première fois sur les planches au Yiddish Art Theater de New York à l'age de quatre ans.
Enfant il participe à de nombreuses séries radiophoniques tout en suivant les cours de la Professional Children School de Manhattan.
C'est lors du chaos provoqué par la crise de 1929 que sa vocation de réalisateur voulant témoigner des injustices de l'époque commence à s'affirmer.

A partir de 1930, Sydney Lumet enchainera les apparitions à Broadway.

A quinze ans, il fait ses première apparitions au cinéma dans Une pauvre petite ruede Dudley Murphy.
En 1940 surgit la Seconde Guerre Mondiale où Lumet s'engage à 17 ans. Il combat en Chine, en Inde et en Birmanie.
Sydney Lumet écrit Making Movies en 1995 où il raconte ses souvenirs de metteur en scène et en profite pour faire part de nombreux enseignements.

Sydney Lumet en quelques films:

 Douze hommes en colère (1957)

L'homme à la peau de serpent (1959)

La Mouette (1968)

Serpico (1973)

Le crime de l'Orient Express ( 1974)

A bout de course (1988)

L'avocat du diable (1993)

7h58 ce samedi là (2007)

 

 

Laura H (seconde 5)

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 10:24

francois_truffaut.jpgArte rend hommage à François Truffaut en programmant plusieurs films durant le mois de février.

 

 

 

Site d'Arte

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 17:12

270-b-pierrot-le-fou.jpgJean-Luc Godard évoque "Pierrot le Fou" au Festival de Venise 1965

 

Jean-Luc Godard explique le titre et le sens de Pierrot le Fou en insistant sur les correspondances entre son film et la peinture.

 

Voir la video en suivant ce lien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

François Truffaut parle de la Nouvelle Vague

 

François Truffaut donne sa définition de la Nouvelle Vague, qui est un mouvement cinématographique lié à une époque dont l'éclatement ultérieur est selon lui totalement "logique.

 

Voir la video en suivant ce lien.

 

 

 

 

 

 


 
Pour aller plus loin:

1. Dossier: La Nouvelle Vague a 50 ans !

http://www2.cndp.fr/TICE/teledoc/Mire/teledoc_nouvellevague.pdf

 2. Les Mistons, un court métrage de François Truffaut (1958), d’après une nouvelle de Maurice Pons, avec Bernadette Lafont, Gérard Blain et les enfants de Nîmes, produit par Les Films du Carrosse.  18 min. Teledoc.
 
 
 
 
 
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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:38

PANNEAU-EXTERIEUR_PHOTOGRAPHIE-STEPHANE-DABROWSKI---CINEM.jpgpar François Angelier

Réalisation: Laurent Paulré

 

Une exposition "Metropolis" (19 octobre-29 janvier), une intégrale  Fritz Lang (19 octobre-5 décembre) et un grand cycle consacrée aux villes futuristes (19 octobre-5 décembre), le tout à la Cinémathèque française :  l'automne des cinéphiles parisiens sera langien ou ne sera pas. Occasion rêvée pour Mauvais Genres (en partenariat avec les fictions de France-Culture) d'évoquer un de ses cinéastes fétiches. Dont acte avec les deux heures de ce soir où, en compagnie du comédien Hanns Zischler, Jean-François Rauger (critique et programmateur à la Cinémathèque), Bernard Eisenschitz (historien du cinéma et auteur de "Fritz Lang au travail"/Cahiers du cinéma),  Jean-Baptiste Thoret et Philippe Rouyer, nous évoquerons certes Metropolis, son histoire et sa postérité, mais également la période américaine : Les Pionniers de la Western Union, Furie, l'Invraisemblable vérité et Le Secret derrière la porte. Entre hypercité et chambre secrète, cheval de fer et lynchage, le Monocle frappe fort, ce soir, dans Mauvais Genres."

 

Ecoiter l'émission.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 21:32

12693.jpgL’exposition phare en 2011 est consacrée à Stanley Kubrick.

Le fonds d’archives de Kubrick renferme de nombreux et précieux documents de travail : scénarios, correspondances, documents de recherches, photos de tournages, costumes et accessoires. L’exposition, film après film, en incluant les projets non aboutis (le Napoléon, que Kubrick envisageait de réaliser, ou encore son film sur les camps, Aryan Papers), permet d’entrer dans l’envers du décor et de mieux comprendre les intentions narratives et techniques de celui qui fut un véritable démiurge du cinéma mondial, à la fois secret et fascinant.

 

 

 

 

Consulter le site.

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 18:26

France5-logo.pngJeudi 2 décrembre 2010, 21 h 45

 Un film & son époque
Il était une fois... : « Le Mépris »

Collection documentaire

Chef de file de la « nouvelle vague », Jean-Luc Godard a 33 ans lorsqu’il tourne « Le Mépris », sa première superproduction en CinémaScope.

© Rue des Archives

Adapté d'un roman d'Alberto Moravia, Le Mépris de Jean-Luc Godard sort en salles à Paris le 27 décembre 1963. Images d'archives et entretiens avec ceux qui ont contribué à la création de ce chef-d'œuvre apportent un éclairage précis sur l'atmosphère du tournage.

« La seule chose dont je me souviens, c'est que je me disais : je ne sais pas ce que c'est que le mépris, et après le film je n'en savais pas plus, et aujourd'hui je ne sais toujours pas », avoue Jean-Luc Godard. Visionnaire de la « nouvelle vague », célébré pour son fameux A bout de souffle, le cinéaste a 33 ans lorsqu'il tourne Le Mépris, sa première superproduction en CinémaScope. L'intrigue ? Paul Javal, un scénariste (Michel Piccoli), et sa sublime femme, Camille (Brigitte Bardot), rejoignent Fritz Lang (dans son propre rôle) en Italie pour une adaptation de L'Odyssée. Artisan du cinéma de la grande époque hollywoodienne, le réalisateur de Metropolis se laisse idéaliser dans cette histoire « comme le créateur absolu ». Mécontent du travail de Fritz Lang, le producteur hollywoodien Jeremy Prokosch (Jack Palance) suggère à Paul de modifier le scénario. Convaincue que son mari la pousse dans les bras de Prokosch, Camille se met à le détester... Pour asseoir cet opéra romantique qui mène du malentendu à la rupture, Jean-Luc Godard choisit l'architecture futuriste de la villa Malaparte, à Capri, et les couleurs de la Méditerranée. Signée Georges Delerue, la musique répétitive donne une dimension obsédante et désespérée au long-métrage.

 

Incontournable Bardot

 

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La relation complexe du couple Bardot-Piccoli inspirée par celle de Godard avec Anna Karina ?

© Rue des Archives

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fasciné par le réalisme du film de 1956 de Roger Vadim, Et Dieu créa… la femme, Jean-Luc Godard fait appel à Brigitte Bardot, qui n'a alors que 29 ans. Mais la renommée de l'actrice est déjà bel et bien internationale. En tête d'affiche, elle permet au film d'être financé confortablement et d'apporter une caution à la production. Traquée par les paparazzis italiens, Brigitte Bardot fait l'objet sur le tournage d'une pression médiatique sans précédent. En parallèle, la star du cinéma français découvre les méthodes de travail particulières de Jean-Luc Godard, parmi lesquelles l'improvisation. « Brigitte était muette, mais extrêmement attentive, extrêmement précise, extrêmement disciplinée, et extrêmement sans doute fascinée par Godard, mais Godard ne l'encombrait pas d'explications psychologiques, philosophiques ou personnelles », se rappelle Michel Piccoli. « Elle faisait assez docilement ce que Godard lui demandait », explique Charles Bitsch, assistant réalisateur sur le film. Jean-Luc Godard s'inspire alors de sa relation avec l'actrice danoise Anna Karina. « On est arrivé, moi, à me "godardiser", et elle [Brigitte Bardot] sans doute à se "karinéaïser" », confie Michel Piccoli.

Un reflet de soi

La lenteur du tournage oblige à trouver une solution pour combler le retard. Jean-Luc Godard décide de faire des scènes très longues en intérieur. Il remplit ce qu'il appelle « les passages à vide pour que personne n'y voie rien ». Il n'hésite pas à faire une mémorable scène de ménage de trente-quatre minutes ! « Voyant les rushes, les producteurs disaient : "Mais il ne se passe rien avec cette Brigitte Bardot, le sex-symbol de la planète ! Ils ne peuvent pas s'embrasser, coucher ensemble ?" » s'amuse Michel Piccoli. Jean-Luc Godard ajoute des scènes pudiques en cohérence avec son projet : « ll fallait faire du métrage de nu. » Quand il repense au Mépris et à son esthétisme soigné, il ne cache pas son envie d'avoir voulu « montrer des garçons et des filles qui, lorsqu'ils verraient le film, se verraient eux-mêmes et au monde ».

Ariane Dadier

 

Les intervenants

Jean-Luc Godard, cinéaste ; Michel Piccoli, acteur ; Jacques Rozier, cinéaste ; Alain Bergala, auteur de Godard au travail ; Charles Bitsch, assistant réalisateur sur Le Mépris ; Fritz Lang, cinéaste (archives) ; Brigitte Bardot, actrice (archives).

Collection documentaire
Durée 52'
Auteurs Antoine de Gaudemar, Serge July et Marie Genin
Réalisation Antoine de Gaudemar 
Production France 5 / Folamour / Ina / TCM
Année 2009

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 21:22

575x385 1628774 0 9bde ill-1195582-8a19-cannes-loachTout Ken Loach en accès libre sur YouTube

 

LEMONDE.FR | 04.05.10 | 15h23  •  Mis à jour le 04.05.10 | 15h46


 

Le réalisateur britannique Ken Loach, auteur entre autres de Looking for Eric ou de Raining Stones est en train de mettre en ligne ses films. Il a choisi la plate-forme de partage de vidéo YouTube, permettant ainsi le libre visionnage de ses œuvres.

Engagé aux côtés de la classe ouvrière britannique, il a produit de nombreux films aux thèmes sociaux sur les laissés-pour-compte de l'Angleterre thatchérienne, comme Raining stones ou Riff Raff. Plus récemment, il s'est attaqués aux oubliés du libéralisme avec Navigators, sur les chemins de fer anglais ou It's a free world, sur l'exploitation des travailleurs clandestins.

Pour le moment, six de ses films sont disponibles : Cathy come home, Poor Cow, Kes, Hidden Agenda, Riff Raff et Just a kiss. Les responsables de son compte YouTube promettent une mise en ligne par semaine. Prochain épisode : Navigators.

 

Le Monde.fr

 

 


 

Les films de Ken Loach ne sont plus accessibles en ligne (MAJ)

Mercredi 5 mai, 15h10

Guillaume Deleurence,01net.

Bas du formulaire

Mise à jour le 5 mai 2010 à 14h45

La nouvelle était presque trop belle. Alors que ce matin du 5 mai, les internautes avec une adresse IP française pouvaient voir à loisir Kes, Riff-Raff et d'autres films de Ken Loach gratuitement sur YouTube, ils voient dorénavant s'afficher cet après-midi un message indiquant que « cette vidéo inclut du contenu de Journeyman Pictures, qui l'a bloqué dans votre pays pour des raisons de droits d'auteur ». Seul le documentaire sur Ken Loach, Carry on Ken, est encore accessible... Les internautes français ne sont pas les seuls concernés, puisque les Néerlandais n'ont visiblement plus accès non plus aux longs métrages. Internet ne rime pas encore complètement avec mondialisation des contenus...

Voilà une nouvelle qui va combler d'aise les cinéphiles et amateurs de cinéma réaliste. Le défenseur des laissés-pour-compte de la classe ouvrière britannique, Ken Loach, propose désormais plusieurs de ses films en accès intégral et gratuit sur YouTube. Sont déjà accessibles par exemple le fabuleux Kes (1970) histoire d'un jeune garçon qui se passionne pour l'élevage d'un faucon blessé, Riff-Raff (1990), Cathy come home (1966) ou encore Poor Cow (1967).

Un nouveau film chaque semaine

La chaîne dédiée indique qu'un nouveau long métrage sera mis en ligne chaque semaine. Est annoncé The Navigators (2002) qui évoque la privatisation des chemins de fer britanniques. Si on en croit une bannière, les internautes devraient profiter aussi de Raining stones, My name is Joe, Sweet sixteen, Land and freedom... Gros bémol pour les internautes non anglophones : aucun sous-titre n'est proposé. Il faudra se contenter des œuvres en version originale. La démarche de Ken Loach prouve en tout cas que le monde de la culture et celui des internautes fans de cinéma ne sont pas forcément condamnés à se faire la guerre.

 

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 11:32

emmanuel_finkiel_1.jpgLe Cinéma d’Emmanuel Finkiel

 

Emmanuel Finkiel est né le 30 octobre 1961 à Boulogne-Billancourt en France.

Il entama sa carrière dans le cinéma en 1979 en travaillant comme assistant-réalisateur auprès de Jean-Luc Godard (Nouvelle Vague), Krzysztof Kieslowski (Trois couleur : Bleu, Blanc, Rouge) et Bertrand Tavernier (L’Appât).

En 1995, il réalise le court-métrage Madame Jacques sur la Croisette, consacré à la Shoah. Le film obtient le César du meilleur court-métrage et le prix de la qualité CNC.

En 1999, il réalise son premier long métrage, Voyages, également récompensé : il obtient le césar du premier film et du meilleur montage 2000. Après plusieurs courts-métrages, il réalise, en 2001, son second long-métrage, Casting, en reprenant les bandes des auditions de ses deux précédents travaux.

Parallèlement à sa carrière derrière la caméra, Emmanuel Finkiel est occasionnellement acteur : on peut ainsi le voir dans Le Pont des Arts d'Eugène Green en 2004 ou dans De Battre, Mon cœur c’est arrêté de Jacques Audiard en 2005.

Nathan, Seconde 3



Présentation du Nulle part terre promise (2008).
TP n° 1 sur Nulle part terre promise.

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 16:08

L'intervenante du cours de « Passion Cinéma » du jeudi 8 octobre s'appelle Laura Koepell. Dans le cinéma, son métier est d'être projectionniste c'est-à-dire de projeter un film. Le rôle d'un projectionniste est de monter le film, d'installer les bobines du film puis de vérifier le protège de la poussière. Il doit également opérer les réglages de son et de lumière. Il rejoint alors les spectateurs dans la salle quelques minutes afin de contrôler le son et l'image.

C'est une grande admiratrice et connaisseuse d'Hitchcock et de son cinéma.

Elle nous a présenté le cinéma d'Hitchcock et de sa spécialité : le suspens. Le suspens doit se distinguer de la surprise, plus caractéristique du cinéma d’horreur ou d’épouvante.

Dans le cinéma d’horreur, l’effet de surprise consiste à faire apparaître une chose (ou un personnage) inattendu et souvent terrifiant, alors que ni le personnage ni le spectateur ne s’y attendaient. 

Dans les films d’Hitchcock, justement surnommé le «maître du suspens», le suspens est obtenu par un décalage entre ce que le spectateur sait et ce que le personnage voit. L’attente anxieuse du spectateur peut ensuite être renforcée par une musique accentuée, des ombres, des effets de lumière… Tous les films d’Hitchcock s’appuient sur cet effet.

 

Affiche du  film d'Hitchock, Les Oiseaux, 1963.

 

 

 

Et voici un court extrait du même film :

 

 

 

 

 

Lien :
http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=11177
http://www.premiere.fr/Star/Alfred-Joseph-Hitchcock
http://www.evene.fr/celebre/biographie/alfred-hitchcock-3504.php
http://cinoque.blogs.liberation.fr/waintrop/alfred_hitchcock/

Nathan B, seconde 3.


Prolonger:
Une analyse de la scène de l'école dans Les oiseaux.

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Présentation

  • : Classe Ciné Passion - Lycée Jean Renoir, Bondy (93)
  • Classe Ciné Passion - Lycée Jean Renoir, Bondy (93)
  • : Depuis la rentrée 2009-2010, un projet centré sur le cinéma a été mis en place. Ce dispositif est intitulé "Passion Cinéma". Cette rubrique rend compte des activités (ateliers, interventions de professionnels, projections de films ...) des élèves.
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La Cinémathèque française

La Cinémathèque française est un des partenraires de la classe Passion Cinéma.

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