Depuis la rentrée 2009-2010, un projet centré sur le cinéma a été mis en place. Ce dispositif est intitulé "Passion Cinéma". Cette rubrique rend compte des activités (ateliers, interventions de professionnels, projections de films ...) des élèves.
Légendes d'automne d'Edward Zwick est un film époustouflant et touchant : que peut-on demander de plus?
Il y en a pour tout les goûts. Que ce soit histoire d'amour, de guerre, de rancune, tout y est.
Le film, repris du livre de Jim Harrison, relate l'histoire de trois frères élevés par leur père, dit Colonel Ludlow. La complicité entre Samuel, Tristan, Alfred et leur père nous donne presque
les larmes des yeux. Tous pourtant ont des caractères qui diverges. Tristan, avec sa sauvagerie et son envie de liberté est en opposition avec Alfred, qui respect scrupuleusement les règles.
Pourtant, une chose les rapproche, les rapprochait tout au moins : leur amour pour leur frère Samuel. Tout deux, donnerait leur vie pour lui. Mais lorsque Samuel revient de la ville avec sa
fiancé Susannah, les deux autres frères sont subjugués par elle, ce qui provoque certaines tensions. C'est alors que la première guerre mondiale arrive et attire les jeunes hommes. Désormais,
tout ne sera plus comme auparavant. La mort de Samuel exposé au yeux de Tristan, provoque chez lui une démence inqualifiable. C'est alors que les péripéties commencent.
Nous découvrons avec émerveillement au court du temps qui s'écoule, des paysages à couper le souffle. Les plans ayant étaient tournés dans une réserve indienne, nous retrouvons des séquences
dignes d'un guide touristique. Dans ce film, nous percevons à plusieurs reprises les quatre saisons qui symbolisent les différentes étapes de la vie de Tristan. D'ailleurs, nous pouvons même dire
que ce personnage reflète à lui seul la nature. Son côté dynamique et impulsif concorde avec le contexte imprévisible dans lequel il vit. Il ne se fixe pas de règle et vie en fonction de ce que
lui apprend la vie. Le levé du soleil en gros plan montre l'arrivé d'une bonne nouvelle tout comme le couché nous montre une situation tragique comme nous le voyons lors de la mort de Samuel : on
voit tout d'abords en gros plan le visage de Samuel à l'agonie où se reflète le soleil couchant, puis nous observons en plan d'ensemble Tristan, son frère dans les bras, et le soleil en arrière
plan qui s'estompe. Les plans d'ensemble nous intègrent dans le paysage. Une sensation d'immersion nous enivre.
L'histoire fusionne également deux communautés différentes : les indiens et les "blancs". Les légendes indiennes ont une place importante. Selon l'une d'elles, "quand l'homme et l'animal mêlent
leur sang, ils ne font plus qu'un". Cette fable trace la ligne de vie de l'un des personnages au destin effarant, et fonde l'histoire elle-même. Le fait qu'elle soit contée par un indien, permet
de s'immerger d'avantage dans les paysages de la réserve.
De plus, les personnages son à mon goût bien choisis. En effet, Brad Pitt, alias Tristan Ludlow, incarne à la perfection la sauvagerie de son personnage. Sur son visage se reflètent des
expressions saisissantes. Julia Ormonde a le visage pur et innocente du personnage de Susannah Fincannon.
Une histoire touchante et émouvante provoqué par des épreuves de plus en plus éprouvantes pour les personnages, qui transporte avec elle tout spectateur qui oserait la regarder. Un film sans
égal, qui parle de tout et de rien et nous enivre de tous nos sens.